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Abstract

This article interrogates the settler colonial history of Thunder Bay through place names and argues that gendered forms of anti-Indigenous violence are part of the city’s social architecture. Between 1860 and 1910, settlers produced vast amounts of wealth and built a local industrial economy founded upon land-based resources such as silver, timber, and shale; at the same time, settlers forcefully relocated Anishnaabe peoples to multiple reserve sites, prevented them from participating in the emergent industrial economy, and used their sacred mountain as a quarry for brick-making and as a stop-butt for a settler rifle range. The article deploys the concept of settler colonial reterritorialization to critique the ways in which this history has been sanctioned and celebrated through local place names such as Mount McKay, Fort William, Port Arthur, and Simpson Street. Ultimately, I show that the material violence of enfolding the land and its resources into an exploitative and exclusive settler colonial economy emerged in tandem with the power to name the land in honour of white men who played primary roles in that very violent historical process.

Résumé

Le présent article étudie l’histoire du colonialisme de peuplement à Thunder Bay sous l’angle des noms de lieux et soutient que les formes sexospécifiques de violence anti-autochtone font partie de la structure sociale de la ville. Entre 1860 et 1910, les colons ont produit de grandes quantités de richesses et ont développé une économie industrielle locale tirée des ressources de la terre telles que l’argent, le bois et le schiste. Ce faisant, ils ont déplacé de force des populations anishnaabe vers de multiples réserves; ils les ont empêchées de participer à l’économie industrielle émergente et ont transformé leur montagne sacrée en carrière pour la fabrication de briques et en butte pour un champ de tir. L’article utilise le concept de reterritorialisation colonialiste pour critiquer la façon dont cette histoire a été sanctionnée et commémorée par des noms de lieux locaux tels que mont McKay, Fort William, Port Arthur et rue Simpson. En fin de compte, il montre que l’importante violence engendrée par l’exploitation de la terre et de ses ressources dans une économie au bénéfice exclusif du colonisateur a été accompagnée du pouvoir de nommer la terre en l’honneur des hommes blancs qui ont joué un rôle primordial dans ce processus historique très violent.

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Additional Information

ISSN
1918-6576
Print ISSN
0018-2257
Launched on MUSE
2019-11-07
Open Access
No
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