Abstract

Since September 11, 2001, a growing body of scholarship has traced the intensification of surveillance in countries of the industrialized West. However, less attention has been paid to analyzing the impact of surveillance of discourse, particularly public discourse normally considered a hallmark of liberal democratic freedoms of speech and association. In this article we consider the case of Canadian public discourse and illustrate how surveillance has intensified in relation to freedom of expression regarding the Israel/Palestine conflict. Drawing on accounts from media, government, and non-governmental organizations (NGOs), we highlight notable moments in the Canadian state's deepening ties with Israel, tracing direct intervention in public discourse concerning the Israel/Palestine conflict. The regulation of public discourse on the part of state and non-state actors in Canada is aimed to influence universities, civil society events, access to meetings and events with international speakers, and even the expressions of NGOs abroad. In addition, the regulation of public discourse has impacted the securitization of borders, immigration, and surveillance in light of an ascribed "terrorist threat." This has resulted in a new and distinct pattern of surveillance—or watching—of words, loyalty, and organizations, according to their presumed political views concerning the Israel/Palestine conflict.

Depuis le 11 septembre 2001, un nombre croissant de recherches ont pour sujet l'intensification de la surveillance dans les pays industriels occidentaux. Toutefois, moins d'attention a été accordée à l'analyse de l'impact de la surveillance sur les discours, notamment le discours public considéré comme une caractéristique marquante des libertés démocratiques et libérales de parole et d'association. Si l'on considère le cas du discours public canadien, il est possible de démontrer comment la surveillance s'est intensifiée en ce qui a trait à la liberté d'expression par rapport au conflit israélo-palestinien. En se penchant sur les témoignages des médias, du gouvernement et des organisations non gouvernementales, nous soulignons les moments marquants du renforcement des liens étroits noués entre le Canada et Israël, renforcement qui signale une intervention directe au sein du discours public relatif au conflit israélo-palestinien. Le contrôle du discours public de la part des acteurs étatiques et non étatiques vise à influencer les universités, les manifestations de la société civile, l'accès aux rencontres et aux conférences avec des intervenants internationaux, et même les propos des ONG à l'étranger. De plus, le contrôle du discours public a eut un impact sur la sécurisation des frontières, sur l'immigration et sur la surveillance liée à la « menace terroriste ». Ceci a eut pour conséquences un nouveau régime distinct de surveillance, où l'on surveille les mots, les loyautés ainsi que les organisations, selon les présumées opinions politiques à propos du conflit israélo-palestinien.

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Additional Information

ISSN
1911-0227
Print ISSN
0829-3201
Pages
pp. 319-339
Launched on MUSE
2013-04-11
Open Access
No
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