This essay looks at texts that tell stories that claim to be “true,” “based on,” or “indebted to” the murder of Reena Virk. Girls in these stories are value-laden symbols that frame and reframe the story of girlhood identity within the Canadian nation in particular ways. I argue that these framings often obliterate the particularity of girlhood identities through which the nation might be understood as mired in histories of racialized and sexualized violence, through the creation of universal girl subjects whose identities better meet the needs of the publishing industry and its desired audiences. The texts in question—the play The Shape of a Girl (2001) by Joan MacLeod, the teen novel The Beckoners (2004) by Carrie Mac, and Under the Bridge (2005), a true crime novel by Rebecca Godfrey—explicitly reference Virk but their key characters are primarily white, Anglo girls. The stories are written in such a way that the experiences of second-generation immigrant youth in Canada are displaced onto universal girl subjects, disconnecting the murder from colonial oppression, misogyny, and white supremacy.

Cet essai porte sur des rapports d’histoires qui prétendent être «vraies», «basées sur» ou «rede-vables» au meurtre de Reena Virk. Les jeunes filles de ces histoires sont des symboles à fortes connotations qui cadrent et recadrent l’histoire de l’identité féminine adolescente de façon particulière au sein de la nation canadienne. Je soutiens que les cadrages de ces identités effacent souvent leurs particularités chez les jeunes filles, alors que c’est par celles-ci que l’on peut comprendre la nation, telle que reflétée dans des histoires de violence racialisée et sexualisée, et ce, par la création d’exemplaires de l’adolescente universelle dont les identités répondent mieux aux besoins de l’industrie de la publicité et des audiences visées. Les textes en question – la pièce de théâtre The Shape of a Girl (2001) de Joan MacLeod, le roman pour adolescentsThe Beckoners (2004) de Carrie Mac et Under the Bridge (2005), l’histoire d’un vrai crime par Rebecca Godfrey – font explicitement référence à Virk, mais leurs personnages clés sont avant tout des Anglo-saxonnes blanches. Ces histoires sont écrites de manière à transférer les expériences de jeunes immigrant(e)s de deuxième génération à des personnages de jeune fille universelle, en déconnectant le meurtre de l’oppression coloniale, de la misogynie et de la suprématie blanche.


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pp. 27-48
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