Abstract

For the Eastern Townships of Lower Canada prior to 1829, when the region was finally granted its own electoral constituencies, petitions were virtually the only means of expressing the popular will. Numerous petitions from the largely American settlers of the area, however, met with a deaf ear in the Legislative Assembly, as French-speaking members did not want to facilitate English Protestant settlement in the colony. A survey dispatched in 1821 by order of the recently appointed governor of British North America, Lord Dalhousie, provided one opportunity for selected local spokesmen to articulate grievances, particularly about obstacles to settlement. The survey was never published and the questionnaire was limited in scope and distribution, but it offers additional insight into how and why this borderland between New England's northern boundary and Lower Canada's seigneurial zone remained a settlement frontier whose social institutions were still largely undeveloped nearly 30 years after it had first been opened to colonization.

Abstract

Pour les Cantons de l'Est du Bas-Canada d'avant 1829, année où l'on consentit enfin à la région ses propres circonscriptions électorales, les pétitions étaient pour ainsi dire le seul mode d'expression de la volonté populaire. L'assemblée législative faisait toutefois la sourde oreille à de nombreuses pétitions de colons majoritairement américains de la région, les députés de langue française ne voulant pas faciliter l'établissement de protestants anglophones dans la colonie. Un sondage réalisé en 1821 sur ordre du gouverneur récemment désigné de l'Amérique du Nord britannique, Lord Dalhousie, donna l'occasion à certains porte-parole locaux d'exprimer des doléances, surtout au sujet des obstacles à l'installation. Le sondage ne fut jamais publié et son questionnaire, restreint, ne fut distribué qu'à petite échelle, mais il aide un peu mieux à comprendre ce qui fait en sorte que cette région limitrophe située entre la frontière nord de la Nouvelle-Angleterre et la zone seigneuriale du Bas-Canada est demeurée une terre de colonisation dont les institutions sociales restaient encore largement sous-développées près de 30 ans après son ouverture à la colonisation.

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Additional Information

ISSN
1918-6576
Print ISSN
0018-2257
Pages
pp. 193-212
Launched on MUSE
2010-11-19
Open Access
No
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