Abstract

En 2003, la Nouvelle-Zélande est devenue le seul pays au monde à dépénaliser tous les aspects de la prostitution non forcée. La réforme du droit annonçait un changement radical. En effet, au lieu d'essayer de réprimer l'industrie en criminalisant les personnes qui y participaient, l'objectif de la Prostitution Reform Act était de s'assurer que les droits fondamentaux des travailleuses du sexe soient préservés. Cependant, cette expérience sociale controversée n'a fait que souligner le conflit profond entre les idéaux de la participation du public aux processus décisionnels et l'obligation de protéger les droits d'une minorité impopulaire. Le présent article examine cette dichotomie. Les militants les plus surannés de la démocratie locale, des règlements municipaux et des contrôles de planification urbaine ont permis à la réprobation morale de continuer sa domination, portant ainsi atteinte aux droits des travailleuses du sexe. De plus, en raison de critères discrétionnaires propres aux contrôles judiciaires, le droit administratif n'a pas fourni les protections nécessaires. Le présent article répond à Emily van der Meulen et Elya Durisin et encourage les réformateurs axés sur les droits individuels d'avancer avec prudence. Pour être vraiment efficace, il faudrait veiller à ce que toute loi axée sur les droits ne laisse pas l'indignation morale des collectivités locales menacer, par les voies réglementaires, le bien-être et la sécurité des prostituées, risquant ainsi la création d'une industrie clandestine de deuxième ordre.

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