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Reviewed by:
  • Soldier, Priest, and God. A Life of Alexander the Great by F.S. Naiden
  • Hélène Perdicoyianni-Paléologou
F.S. Naiden. Soldier, Priest, and God. A Life of Alexander the Great. New York: Oxford University Press, 2019. Pp. xii + 407. CDN $30,95. ISBN 9780190875343.

Alexander le Grand ou Alexandre III, né le 21 juillet 356 av. J.-C. à Pella et mort le 11 juin 323 av. J.-C. à Babylone, est un roi de Macédoine et un des personnages les plus emblématiques et imposants de l’Antiquité. Son origine divine, son éducation, sa jeunesse, ses expéditions, ses conquêtes, son règne et sa mort furent l’objet de diverses études, le plus souvent controversées, depuis l’époque romaine.

Dans Soldier, Priest, and God. A Life of Alexander the Great, Fred S. Naiden tâche d’offrir une approche innovante du personnage d’Alexandre en mettant l’accent tant sur son génie militaire que sur son dévouement religieux.

L’ouvrage comporte douze chapitres.

Dans le premier chapitre, l’auteur procède à une description rapide de l’État de Macédoine sous le règne de Philippe et du personnage d’Alexandre. Il fait ressortir les diverses facettes de sa personnalité, son éducation, comme les préparatifs administratifs et militaires qu’il a menés avant d’entamer l’expédition en Asie.

Les deuxième et troisième chapitres sont consacrés à l’avènement d’Alexandre au trône après l’assassinat de Philippe et la manière dont il s’est imposé comme le roi incontesté des Macédoniens et comme chef de commandement de toutes les cités grecques, à l’exception de celle de Sparte. L’auteur dépeint l’ambition du jeune roi qui a fixé comme objectif de son expédition la conquête d’une partie considérable du bassin méditerranéen et de l’Asie, son profond sentiment religieux ainsi que son itinéraire « s-curve » à travers l’Asie.

Les quatre chapitres suivants racontent les plus décisives conquêtes d’Alexandre : celle de Pamphylie (hiver de l’an 333 av. J.-C.); celle de Tyr (janvier-août de l’an 332 av. J.-C.) après une opération éclair d’une dizaine de jours, ce qui lui a assuré la mainmise sur l’ensemble du territoire de Phénicie; [End Page 302] celle d’Égypte (332-331 av. J.-C.), qui a eu pour conséquence d’enlever aux Perses leur dernière façade maritime et qui lui a permis de se faire proclamer pharaon à Memphis en 331 av. J.-C.; celle de Babylone et celle de la Perse où, s’étant emparé du trône de Darios, il s’est fait reconnaître par une déclaration solennelle roi d’Asie.

Les huitième, neuvième et dixième chapitres abordent la conquête des Hautes Satrapies (Bactriane, Sogdiane, Drangiane, Margiane) et de l’Inde, où Alexandre met fin à son périple et prépare son retour à Babylone pour remplir la fonction de gouverneur du vaste empire asiatique.

Le onzième chapitre traite des problèmes surgis au sein de l’armée macédonienne, de la mort d’Héphaestion, général macédonien et ami de jeunesse d’Alexandre, des dernières années du règne de celui-ci et de sa mort soudaine.

Le dernier chapitre fait état de la fin fatale de l’empire d’Alexandre, de sa momification, du déroulement de ses funérailles et de la survivance de son nom au fil des siècles.

Tout au long de ces chapitres, l’auteur se sert des données archéologiques les plus récentes pour déterminer le rôle d’Alexandre en tant que commandant militaire et surtout chef religieux.

Homme complexe et de contradictions, Alexandre fut autoritaire mais aussi plein de zèle religieux. Malgré son obsession de vaincre et de s’imposer sur ses hommes par la force et la contrainte pour leur faire dépasser leurs limites individuelles et remporter la victoire lors de chaque bataille, il n’a jamais omis d...

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