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Abstract

Against the backdrop of a culture-essentializing multiculturalism in Toronto, doubly diasporic Indo-Caribbean peoples have been neither accurately defined as “South Asians” nor always adequately accounted for within Caribbean imaginaries often aligned with phenotypic “Blackness.” The Indo-Caribbean presence and its engaged participation in the development of Toronto have gone largely under-considered. Yet, Toronto-based cultural producers, such as scholar and curator-artist Andil Gosine, have long interrogated the contours of diasporic “Indo-Caribbeanness,” which Gosine values for “its quality of perpetual elision.” Eschewing bounded visions of Indo-Caribbean histories and subjectivities, Gosine’s art draws upon the creative force of transoceanic journeys and plantation ecologies that link Indo- and Afro-Caribbean peoples indelibly. In an exchange at once personal and socio-historical, Gosine here reflects upon the entwined aesthetics, poetics, and politics of his work, his navigation of interstitial identities and solidarities in diaspora, and the perils and pleasures of imag(in)ing “Indo-Caribbeanness” in troubled times.

Résumé

Avec pour toile de fond un multiculturalisme axé sur l’essentialisation de la culture à Toronto, les peuples indo-caribéens doublement diasporiques n’ont pas été précisément définis comme des « Sud-Asiatiques », ni pris en compte adéquatement dans l’imaginaire caribéen, souvent aligné sur le phénotype « Noir ». La présence indo-caribéenne et sa participation engagée dans le développement de Toronto ont été largement sous-estimées. Pourtant, les producteurs culturels de Toronto, tels que l’universitaire et artiste-conservateur Andil Gosine, interrogent depuis longtemps les contours du « caractère indo-caribéen » diasporique, que Gosine apprécie pour « sa qualité d’élision perpétuelle ». En évitant les visions bornées des histoires et des subjectivités indo-caribéennes, l’art de Gosine puise dans la force créatrice des voyages transocéaniques et des écologies de plantation qui lient de manière indélébile les peuples indo et afro-caribéens. Dans un échange à la fois personnel et socio-historique, Gosine réfléchit ici à lʼenchevêtrement de l’esthétique, de la poétique et de la politique de son œuvre, à sa navigation dans les identités interstitielles et les solidarités de la diaspora, ainsi qu’aux périls et aux plaisirs d’ima(gin)er le « caractère indo-caribéen » en temps troublés.

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Additional Information

ISSN
1918-6576
Print ISSN
0018-2257
Launched on MUSE
2022-08-31
Open Access
No
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