Abstract

Abstract:

Through an ethnographic case study of a community road-building initiative in a commune in Grand'Anse, Haiti, this article argues that konbit and protest, grounded in critical citizenship, can be used to (re)politicize people's participation in community development. While critical citizenship frameworks tend to center on the reciprocal or oppositional relationships between civil society and the state, this article considers how transnational actors alter such relationships. In Haiti, international nongovernmental organizations (INGOs) are parastate actors that assume the state's responsibilities, shifting civil society's orientation away from an absent state and toward INGOs. But unlike the state, INGOs maintain an apolitical posture that upholds their bureaucratic dominance. Christian Vannier suggests, however, that development practitioners can leverage konbit to facilitate participatory development in Haiti. Yet participatory development tends to misappropriate such systems of collaborative labor and treat the "target population" as "objects of knowledge and management" rather than as citizens. This article concludes that, unlike INGO-funded participatory development projects, the road-building initiative explicitly transformed power relations. Not only did commune members take ownership of the project; they also used protest and other democratic means to realize a community project grounded in konbit as collective public action.

Abstract:

À travers une étude ethnographique d'une initiative communautaire de construction de routes dans une commune de Grand'Anse, en Haïti, cet article atteste que le konbit et les protestations, fondés sur l'idée d'une citoyenneté critique et responsable, peuvent être utilisés pour (re) politiser la participation des gens au développement communautaire. Alors que les cadres de la participation citoyenne critiques ont tendance à se centrer sur les relations réciproques ou oppositionnelles entre la société civile et l'État, cet article examine comment les acteurs transnationaux modifient ces relations. En Haïti, les organisations internationales non gouvernementales (OING) sont des acteurs paraétatiques qui assument les responsabilités de l'État, faisant passer l'orientation de la société civile d'un État absent vers les OING. Contrairement à l'État, les OING maintiennent une posture apolitique qui confirme leur domination bureaucratique. Néanmoins, Christian Vannier suggère que les praticiens du développement peuvent profiter de la notion du konbit comme effet de levier pour faciliter le développement participatif en Haïti. Cependant, le développement participatif tend à détourner de tels systèmes de travail collaboratif et à traiter la « population cible » comme des « objets de connaissance et de gestion » plutôt que comme des citoyens à part entière. Cet article conclut que, contrairement aux projets de développement participatif financés par des OING, l'initiative de construction de routes a explicitement transformé les relations de pouvoir. Non seulement les membres de la commune se sont appropriés du projet, mais ils ont également utilisé la protestation et d'autres mesures démocratiques pour réaliser un projet communautaire fondé sur la notion du konbit en tant qu'action publique collective.

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Additional Information

ISSN
2333-7311
Print ISSN
1090-3488
Pages
pp. 53-80
Launched on MUSE
2021-06-28
Open Access
No
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