Abstract

Abstract:

Individuals experiencing both homelessness and mental illness have high rates of interaction with public safety and criminal justice institutions. Several cross-sector diversion programs have been developed over the past decades as alternatives to incarceration. Most of these initiatives rely on the commitment and expertise of frontline practitioners from different sectors and backgrounds. This research examines the perspectives of frontline practitioners regarding practices and policies that target justice involvement of individuals experiencing both homelessness and mental health issues in a Canadian urban context. Findings from focus groups with 55 participants drawn from the police, the community and public health and social services sectors indicate that frontline practitioners value and support close proximity in cross-sector action, while raising ethical and legal issues related to this type of practice. Participants also describe how exclusion from services for this population, lack of involvement from corrections, housing, and forensic mental health services, and ineffective use of involuntary treatment mechanisms shape and constrain frontline practice. The findings of this article give voice to the specific concerns of frontline service providers. Given these findings, we suggest potential strategies to better serve individuals who are identified as "harder to serve" but who might also benefit from diversion from the criminal justice system.

Résumé:

Les personnes vivant à la fois une situation d'itinérance et un trouble mental sont fréquemment en contact avec l'ensemble de l'appareil judiciaire et de sécurité publique. Plusieurs initiatives de nature intersectorielle ont été développées dans les dernières décennies comme alternatives à l'incarcération pour ces personnes. Ces initiatives reposent en grande partie sur l'expertise et les actions d'intervenants de proximité issus de différents secteurs et disciplines. Cette étude s'attarde aux perspectives des intervenants de proximité quant aux pratiques et politiques susceptibles de diminuer les interactions judiciaires chez les personnes en situation d'itinérance et ayant des troubles mentaux, dans le contexte d'une métropole canadienne. Les résultats d'entretiens de groupe auprès de 55 acteurs des secteurs policiers, communautaires et sociosanitaires indiquent la valeur accordée par les participants aux interventions de grande proximité dans l'action intersectorielle, tout en mettant en lumière les préoccupations légales et éthiques associées à cette pratique. Les facteurs organisationnels et politiques influençant et contraignant l'intervention judiciaire de proximité sont aussi identifiés. Compte tenu de ces résultats, des pistes de stratégies permettant de soutenir les personnes aux besoins complexes au sein des programmes d'alternatives à l'incarcération sont suggérées.

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Additional Information

ISSN
1911-0219
Print ISSN
1707-7753
Pages
pp. 1-21
Launched on MUSE
2020-12-09
Open Access
No
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