Abstract

Abstract:

Dans cet essai, j’explore la figure du grain dans des textes d’Edmond Jabès et Walter Benjamin. Je tented’y mettre à jour une économie d’écriture qui sous-tend leurs œuvres écrites en exil. Lorsque les cartes géographiques sont chamboulées par les déplacements forcés, le livre devient, pour eux, un espace de conservation de la mémoire et figure la possibilité d’un lieu qui tienne dans la poche, ou dans le creux de la main. À partir d’un grain de sable et de deux grains de blés, Jabès et Benjamin envisagent ainsi une métonymie aussi radicale qu’existentielle :concentrer le maximum de monde en un minimum d’espace.

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Additional Information

ISSN
1534-1836
Print ISSN
0098-9355
Pages
pp. 377-388
Launched on MUSE
2020-06-05
Open Access
No
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