Abstract

Abstract:

This paper explores my ethnic claims in relation to the emergence of a recognizable Indian Hakka community in Toronto, Canada. I undertake an autoethnographic analysis of the changes and evolution in how I proclaim my identity; my initial reluctance to lay claim to my ethnic identity and its gradual consolidation are explored as an "intersectionality of struggles" of race and ethnic politics that framed my earlier hyper-vigilance over my difference and outsider status. An underlying concern is whether and how centering the self and the personal through an autoethnographic analysis can be a politically effective project toward building alliances instead of reproducing my own position of relative privilege. I use three moments of public proclamation of my ethnic identity to interrogate its development, to highlight its historicity, and to denaturalize it. This moves my représentational practice beyond the constraints of the postcolonial speaking position of the "native informant". The work of translation is treated as an encounter and a relationship between the self and the community rather than being simply the representative voice of the community.

Résumé:

Cet article met en exergue ma perspective des revendications ethniques en rapport avec l'émergence d'une communauté Hakka indienne reconnue à Toronto au Canada. Je procède à une analyse auto-ethnographique des changements et de l'évolution dans la façon dont je dévoile mon identité ; ma réticence initiale à revendiquer mon identité ethnique et sa consolidation progressive sont explorées comme une « intersectionnalité de hostilités » contre la race et la politique ethnique qui a orienté mon hyper-vigilance primordiale sur ma différence et mon statut d'étranger. Une préoccupation sous-jacente est de savoir si le fait de centrer le soi et la personne dans une analyse auto-ethnographique, peut être une contribution politiquement efficace pour la construction des alliances, au lieu de reproduire ma position singulière de privilège relatif. J'utilise trois moments de proclamation publique de mon identité ethnique pour interroger son évolution, pour mettre en évidence son historicité et ensuite pour la dénaturaliser. Cela place ma pratique de représentation au-delà des contraintes du droit à la parole de « l'informateur natif » postcolonial. Le travail de traduction est traité comme une liaison et un rapport étroit entre le soi et la communauté plutôt que d'être simplement la voix représentative de la communauté.

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