Abstract

Abstract:

The glaring absence of gender persecution as grounds for protection in the 1951 Convention Relating to the Status of Refugees, the cornerstone of international refugee law, continues to impact current refugee claims driven by fear of sexual and gender-based violence. Applying a transnational, feminist and intersectional perspective, our study presents qualitative research on this particular form of violence in refugee claims. The lack of a strong, comprehensive protection framework for survivors of sexual and gender-based violence (SGBV) in refugee law and policy complicates the process of claiming refuge. Refugee advocates have to think strategically about SGBV in refugee claims as they work within this international framework and national (Canadian) law and policy. In doing so, they (re)produce patriarchal gender assumptions. In addition, intersecting gender, race and national origin underlying legal categories make some refugee claimants more vulnerable to the threat of SGBV. Our study raises broader questions about the knowledge produced from refugee narratives about gender and gender-based violence, the role of refugee advocacy organizations, and the advantages and challenges of working with the state to advance the human rights of all refugees.

Résumé:

L'absence criarde de persécution fondée sur le genre en tant que motif de protection dans la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, base fondamentale du droit international des réfugiés, continue d'avoir une incidence sur les demandes d'asile actuelles motivées par la peur de la violence sexuelle et sexiste. Considérant une perspective transnationale, féministe et intersectionnelle, notre analyse présente une recherche qualitative sur cette forme particulière de violence dans les demandes d'asile. L'absence d'un cadre solide et raisonnable de protection pour les victimes de violences sexuelles et sexistes (VVSS) dans la législation et la politique des réfugiés complique le processus de traitement des demandes de réfugiés. Les défenseurs des réfugiés doivent réfléchir de manière stratégique à la violence sexuelle et sexiste dans les demandes d'asile comme s'ils travaillent tant dans ce cadre international que celui de la législation et la politique nationale (canadienne). Ce faisant, ils (re) produisent des hypothèses de genre patriarcales. De plus, le croisement entre le sexe, la race et l'origine nationale des catégories juridiques sousjacentes rend certains demandeurs d'asile plus vulnérables à la menace de violence sexuelle et sexiste. Notre étude soulève des questions plus élargies sur les connaissances produites à partir des récits de réfugiés au sujet du genre et de la violence sexuelle et sexiste, le rôle des organizations de défense des réfugiés, et les avantages et les défis de travailler avec l'État pour faire avancer les droits humains de tous les réfugiés.

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Additional Information

ISSN
1913-8253
Print ISSN
0008-3496
Pages
pp. 37-56
Launched on MUSE
2020-02-27
Open Access
No
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