Abstract

Abstract:

The critical reception of Daniel Pennac’s novel of 2012, Journal d’un corps, has displayed a surprising blindness to the faecal nature of the text’s originary scene, omitting it in accounts of the work to attend instead to other corporeal phenomena and frame the work as a meditation on mortality. In this article, I examine the disavowed faeces of this originary scene. This faecal matter, rather than something to be sanitized, should be treated as the site of a clear articulation of an excremental poetics, which, in positing writing as excrement, takes up the question of literary representation, informed by the paradoxical relationship of faeces to the propre, in the sense both of cleanliness (propreté) and of property (propriété). Through attending to the significant scatological dimension of Journal d’un corps,I show how Pennac’s work acts as a call to democratize literature: the universal nature of faecality models the way literature can be transformed from a site of propriété and propreté into something impropre that belongs to all.

Résumé:

La réception du Journal d’un corps (2012) de Daniel Pennac se caractérise par un étonnant aveuglement quant à la nature fécale de la scène primordiale de ce texte: les comptes rendus critiques l’ont entièrement passée sous silence, préférant se concentrer sur d’autres phénomènes corporels et traiter le livre comme une méditation sur la mortalité. J’ai voulu, dans cet article, revenir sur les fèces désavouées de cette scène, afin de montrer que nous devrions les traiter non pas comme un élément à purger, mais comme le lieu d’expression d’une poétique excrémentielle. En posant l’écriture comme excrément, le roman interroge la représentation littéraire et manifeste une relation paradoxale des fèces au propre dans les deux sens de propreté et de propriété. Révéler cette dimension scatologique fondamentale dans le Journal d’un corps permet de montrer que cette œuvre de Pennac recèle en fait un appelàdémocratiser la littérature: le caractère universel de la fécalité suggère que la littérature, au lieu d’être marquée par la propriété et la propreté, peut se transformer en quelque chose d’impropre qui appartienne à tous.

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Additional Information

ISSN
1468-2931
Print ISSN
0016-1128
Pages
pp. 416-433
Launched on MUSE
2020-02-21
Open Access
No
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