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Reviewed by:
  • Frères ennemis: The French in American Literature, Americans in French Literature by William J. Cloonan
  • Edward Ousselin
Frères ennemis: The French in American Literature, Americans in French Literature. By William J. Cloonan. Liverpool: Liverpool University Press, 2018. xiii + 299 pp.

Dans son Introduction, l’auteur délimite sa méthode et son champ d’investigation: ‘I do not wish to examine Franco-American attitudes toward each other in general, but rather the ways in which some specific viewpoints are filtered through selected, important literary texts’ (p. 3). Évidemment, ‘selected’ implique un niveau prépondérant de subjectivité quant aux choix des textes. Quant à l’adjectif ‘important’, il peut sans doute s’appliquer à des romans tel que The Sun Also Rises d’Ernest Hemingway, qui est étudié dans le chapitre 4. Par contre, The American (chapitre 1) n’est pas un des meilleurs romans de Henry James. De même, L’È ve future de Villiers de L’Isle-Adam (chapitre 2) est certes intéressant en tant que précurseur du genre de la science-fiction, mais ne figure pas parmi les [End Page 658] chefs-d’œuvre du dix-neuvième siècle. Il reste également à déterminer si les textes littéraires choisis reflètent véritablement des ‘attitudes’ communément partagées parmi les citoyens ou du moins les intellectuels de chaque pays. Quoi qu’il en soit, les neuf chapitres de ce livre constituent d’excellents exemples de close readings de textes qui se rapportent d’une façon ou d’une autre aux perceptions réciproques entre la France et les États-Unis, telles qu’elles ont évolué depuis le milieu du dix-neuvième siècle. Dans le chapitre 5, consacré à un roman célèbre et largement autobiographique de Simone de Beauvoir, William J. Cloonan explique son recours aux analogies, tout en concédant qu’il peut être dangereux d’arriver à de vastes généralisations à l’échelle de deux pays en ne s’appuyant que sur deux cas individuels: ‘the use of analogy in analyzing Les Mandarins has the merit of humanizing the tensions between France and the United States [ . . .]. Imagining Anne and Lewis as representatives of their respective countries brings to the fore the complexity, and even contradiction, in the two nations’ at times tortuous shared history’ (p. 128). Étant donné la qualité critique des close readings que l’on trouve dans ce livre, on aurait préféré y rencontrer moins de coquilles, dont ne voici que quelques exemples: ‘Villiers d’Isle-Adam’ (p. 40); ‘l’être obscure’ (p. 41); ‘Il ne soucie’ (p. 60); ‘pusiqu’il’ (p. 63); ‘le seul substantive’ (p. 66); ‘a consist pattern’ (p. 77); ‘the Nouveaux Luxe’ (p. 82). En ce qui concerne le vocabulaire, certains termes auraient gagné à être mieux définis: on se demande par exemple en quoi consistent ‘less Cartesian approaches to Cold War issues’ (p. 158). D’autre part, une référence isolée aurait pu être expliquée et développée: ‘a tradition of anti-Americanism that dates back to the eighteenth century’ (p. 65). Dans sa conclusion, Cloonan récapitule ce qui ressort de chacun de ses chapitres, décrivant ainsi l’évolution des représentations dominantes entre les deux pays. On peut se demander si la notion déjà ancienne selon laquelle les États-Unis représentent l’avenir est encore valable de nos jours. Cela dit, on ne peut que recommander la lecture de ce livre solidement documenté et argumenté.

Edward Ousselin
Western Washington University
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Additional Information

ISSN
1468-2931
Print ISSN
0016-1128
Pages
pp. 658-659
Launched on MUSE
2020-02-18
Open Access
No
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