French artists and writers have long looked to Japanese culture for inspiration, from nineteenth-century visual artists and writers in the tradition of Japonisme to twentieth- and twenty-first-century journalists, flâneurs, and photographers. This article examines the work of Michaël Ferrier, a contemporary French writer who lives in Japan, speaks Japanese, and conveys his experience of Japan to a French readership in the form of petits portraits developed in works such as Tokyo, petits portraits de l’aube (2004), Sympathie pour le fantôme (2010), and Fukushima, récit d’un désastre (2012). In a study of these texts, I analyse three central elements of the petit portrait: its resonance with other fragmented literary forms; its portability as an object of cultural exchange; and its multilingual consciousness. I argue that Ferrier’s petits portraits from Japan both respond to and disrupt earlier totalizing French visions of Japan and that by drawing on multilingualism they offer nuanced and unstable glimpses of Japanese and francophone cultures that can serve as models for intercultural engagement and exchange. Through its analysis of the literary and geographical places of Ferrier’s work, this article brings together discussions in Japonisme studies and global France around national frameworks and considers how recent work about Japan from the Francosphere might figure in such discourse.


Depuis la tradition du japonisme du dix-neuvième siècle, des artistes et des écrivains français ont cherché de l’inspiration dans la culture japonaise. Cet article examine le cas de Michaël Ferrier, un écrivain contemporain qui vit au Japon, parle japonais et écrit sur son expérience au Japon dans de petits portraits qui sont rassemblés dans les livres Tokyo, petits portraits de l’aube (2004), Sympathie pour le fantôme (2010), et Fukushima, récit d’un désastre (2012). Dans une étude de ces ouvrages, j’analyse trois éléments clés du petit portrait: ses parallèles avec d’autres formes fragmentaires littéraires; sa portabilité en tant qu’objet d’échange; et sa conscience multilingue. Je suggère que ces petits portraits du Japon répondent aux anciennes visions d’ensemble françaises du Japon et les bouleversent. En tant que petits portraits multilingues, ils offrent au lectorat des aperçus nuancés et instables des cultures japonaises et francophones, et ils servent de modèles pour l’échange interculturel. En analysant les places littéraires et géographiques de cette littérature francophone contemporaine qui porte sur le Japon, cet article intervient dans les discussions autour du japonisme et de la France globale sur la pertinence du cadre national dans les études des échanges interculturels.


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pp. 561-577
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