Abstract

Abstract:

Cet article revisite le récit Victoire, les saveurs et les mots de Maryse Condé (2006) à la lumière de son autobiographie La Vie sans fards (2012). Victoire est l’histoire de sa grand-mère qu’elle n’a pas connue, une cuisinière illettrée à partir de laquelle Condé situe ses origines. Or, mon analyse textuelle comparative révèle que plusieurs éléments et traits de caractère présents dans Victoire étaient inspirés directement d’évènements de la vie de Condé, ce que La Vie sans fards révèle lorsque l’on juxtapose les deux œuvres. Je démontre que le personnage de Dernier Argilius (le premier amant de Victoire) est un avatar de Jean Dominique, le père Haïtien du premier fils de Condé, Denis Boucolon, qui l’abandonna. Dans ma deuxième partie, j’explique que la personnalité de Denis influença le portrait de la propre mère de Condé, Jeanne Quidal, étant enfant. Mon analyse permet d’affirmer que certains choix et pensées de la grand-mère Victoire étaient transposés directement à partir de ceux de Condé. À chaque fois, le thème central est la relation mère-enfant chaotique et fracturée. À partir de l’autobiographie de 2012, les précédents récits auto-fictifs de Condé peuvent désormais être défardés en analysant à quel point l’écrivaine puisait dans son propre vécu.

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Additional Information

ISSN
1534-1836
Print ISSN
0098-9355
Pages
pp. 257-271
Launched on MUSE
2020-02-06
Open Access
No
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