Abstract

ABSTRACT:

In 2017, Cartographica published an article that criticized some human geographers for misguided oversensitivity to the use of funding from the US military to map indigenous lands. According to Kelly and others, geographers who map indigenous lands with funding from the US military–as they have done in Honduras–do not compromise the discipline's ethical norms as long as they openly reveal their source of funds. We re-evaluate this claim by considering the specific source of funding used by Kelly and others to map indigenous lands in Honduras: the US military's Minerva Research Initiative. Awards from Minerva, we show, are neither arbitrary nor based principally upon scholarly evaluation. Rather, the program is organized to increase the power of the US military through the development of new tactics and weapons through collaboration with social scientists. We conclude by discussing implications of our critique of Kelly and others for the ongoing debate regarding the involvement of the US military in the discipline of geography.

RÉSUMÉ:

En 2017, Cartographica publiait un article dans lequel étaient critiqués certains spécialistes de la géographie humaine pour l'importance excessive qu'ils accordaient à l'utilisation des fonds de l'armée américaine pour cartographier les terres autochtones. Selon Kelly et al., les géographes qui finançaient la cartographie les terres autochtones au moyen de ces fonds—comme ce fut le cas au Honduras—ne compromettaient pas les normes éthiques de la discipline du moment qu'ils révélaient ouvertement la source de leurs fonds. L'auteur réévalue cette affirmation en se penchant sur la source précise des fonds utilisés par Kelly et al. pour cartographier les terres autochtones au Honduras : le projet de recherche Minerva de la Défense américaine. L'octroi de fonds dans le cadre du projet Minerva, explique l'auteur, n'est ni arbitraire ni basé essentiellement sur une évaluation technique. Le programme est plutôt structuré de manière à accroître le pouvoir de l'armée américaine au moyen de l'élaboration de nouvelles tactiques et de nouvelles armes grâce à sa collaboration avec des spécialistes des sciences sociales. L'auteur conclut en traitant des répercussions de sa critique de l'étude de Kelly et al. sur le débat qui se poursuit au sujet de la part que prend l'armée américaine à la discipline de la géographie.

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Additional Information

ISSN
1911-9925
Print ISSN
0317-7173
Pages
pp. 288-296
Launched on MUSE
2019-12-18
Open Access
No
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