Abstract

Abstract:

Many studies within the growing field of the intersection of migration and aging revolve around the carework done by migrants for the elderly. However, the care issues of migrants who are growing old themselves have remained underexplored. This paper contributes to this field of study, focusing on older New Zealand-based Filipina migrants' narratives around the carework they do for their families and the care arrangements they desire in old age to investigate links between individual narratives and the discourses around carework and aging. Applying thematic analysis (Braun & Clarke, 2006) with a poststructuralist approach to language on data from pakikipagkwentuhan (an indigenous method for collecting narratives) with 20 Filipinas, I show that women account for their increased performance of carework for their families by calling on notions of acculturation to New Zealand and Filipino constructions of motherhood and femininity. I also demonstrate how women's own desires for care arrangements in later life are shaped by idealized Filipino family-based care as well as idealized New Zealand state-supported care. I argue that carework is a task women are conscripted to perform for others throughout their life for the benefit of families, communities, and the state(s) they belong to (Browne, 1998; Calasanti, 2010; Cruickshank, 2003); and yet there is increasing demand for women to be responsible for their own care in aging. The discussion engages with classic and current feminist literature on the gendered construction of carework and the contemporary globalized, 'professionalized' context in which an increasing amount of it is performed.

Résumé:

De nombreuses études dans le domaine grandissant de l'intersection de la migration et du vieillissement tournent autour des prestations de soins prodigués par les migrants pour les personnes âgées. Cependant, les questions de prise en charge des migrants eux-mêmes vieillissant sont restées très peu étudiées. Cet article contribue à ce domaine d'étude et s'appuie sur les récits des migrants philippins concernant les soins qu'ils prodiguent à leur famille et les types d'accompagnement qu'ils souhaitent dans leur vieillesse. L'objectif est alors d'étudier la relation entre les récits individuels et les discours sur les soins et le vieillissement. En appliquant l'analyse thématique (Braun et Clarke, 2006) à une approche poststructuraliste du langage sur les données de pakikipagkwentuhan (une méthode autochtone de collecte de récits) avec 20 femmes philippines, je montre que les femmes rendent compte de l'augmentation de leurs prestations de prise en charge familiales en faisant référence à un sentiment d'acculturation à la Nouvelle Zélande et à une conception culturellement philippine de la maternité et de la féminité. Je montre aussi comment les désirs des femmes en matière de prise en charge de fin de vie sont façonnés non seulement par l'idéalisation des soins familiaux philippins mais aussi par l'idéalisation des soins assurés et financés par l'État néo-zélandais. Je soutiens que les soins constituent une tâche que les femmes sont appelées à accomplir pour les autres tout au long de leur vie au profit des familles, des communautés et de l'État auquel elles appartiennent (Browne, 1998; Calasanti, 2010; Cruickshank, 2003) et qu'il existe cependant une demande croissante pour que les femmes soient responsables de leurs propres soins durant leurs vieux jours. La discussion s'engage alors avec la littérature féministe classique et actuelle sur la conception genrée des soins et le contexte contemporain mondialisé, professionnalisé, dans lequel ceux-ci se réalisent majoritairement.

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Additional Information

ISSN
1929-9850
Print ISSN
0047-2328
Pages
pp. 200-225
Launched on MUSE
2020-01-02
Open Access
No
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