Abstract

Abstract:

Previous studies suggest that Latin America is entering into a Second Demographie Transition (SDT). This essay asks whether this theory can account for increasing cohabitation in Chile, contrasting this perspective with three alternative frameworks: gender revolution (GR), declining patriarchy (DP), and the pattern of disadvantage/dual marriage system (POD/DMS). We analyze available evidence from published works and from new research to explore the pertinence of these frameworks to the situation in Chile. We argue that female autonomy is a key determinant of the rise in cohabitation. The SDT, as originally stated, assigned female autonomy a significant role as the engine of demographie changes. However, in recent formulations, specifically, in its applications to Latin America, female autonomy was subsumed under individual autonomy. In any event, structural changes that are preconditions to female autonomy have not been addressed by the SDT. Thus, other frameworks are needed to explain the Chilean situation. According to the DP approach, within a long-term process of declining patriarchy, recent increased participation of Chilean women in paid work was probably the main promoter of female autonomy. Yet greater female autonomy has not been accompanied by changes in men's domestic labor or by less familistic social policies, which is in accordance with the first stage of the GR. Moreover, enduring inequalities—as proposed by the POD approach—and ongoing relevance of the DMS probably account for the speed of growing cohabitation, not only among the more disadvantaged population, but also among more affluent groups.

Résumé:

Des études antérieures suggèrent que l'Amérique latine entre dans une deuxième transition démographique (TSD). Cet article cherche à savoir si cette théorie peut expliquer l'augmentation de la cohabitation au Chili, en opposant cette perspective à trois approches alternatives : révolution du genre (RG), déclin du patriarcat (DP) et modèle de désavantage/ système de mariage dual (POD/ DMS). Nous analysons les données disponibles provenant d'ouvrages publiés et de nouvelles recherches pour explorer la pertinence de ces approches par rapport à la situation au Chili. Nous soutenons que l'autonomie des femmes est un facteur déterminant de la montée de la cohabitation. Dans sa formulation originelle, le SDT a attribué à l'autonomie féminine un rôle important en tant que moteur des changements démographiques. Toutefois, dans les formulations récentes, en particulier dans ses applications à l'Amérique latine, l'autonomie des femmes a été assimilée à l'autonomie individuelle. En tout état de cause, le TSD n'a pas abordé les changements structurels qui sont des conditions préalables à l'autonomie des femmes. Ainsi, d'autres approches sont nécessaires pour expliquer la situation chilienne. Selon l'approche du DP, dans le cadre d'un processus à long terme de déclin du patriarcat, la monté récente de la participation des femmes chiliennes au travail rémunéré a été probablement le principal promoteur de l'autonomie des femmes. Cependant, une plus grande autonomie des femmes ne s'est accompagnée ni de changements dans la participation des hommes dans le travail domestique, ni de politiques sociales moins familialistes, ce qui est conforme à la première phase de la RG. De plus, les inégalités persistantes—comme proposé par l'approche POD—et la pertinence constante du DMS expliquent probablement la rapidité de l'augmentation de la cohabitation, non seulement parmi la population la plus défavorisée, mais également parmi les groupes les plus riches.

pdf

Additional Information

ISSN
1929-9850
Print ISSN
0047-2328
Pages
pp. 75-97
Launched on MUSE
2020-01-02
Open Access
No
Back To Top

This website uses cookies to ensure you get the best experience on our website. Without cookies your experience may not be seamless.