Abstract

Abstract:

This article approaches urban governance as an assemblage of formal and informal practices, comprising official procedures and personal favours, of legal frameworks and private arrangements between bureaucrats and residents. Within such assemblages, I show how community leaders of low-income neighbourhoods in the city of Recife, Brazil, operate as brokers between the state and their fellow residents. The community leaders are key actors in forging alignments between the different elements of the assemblage, using both formal (for example, participatory programs) and informal means (for example, clientelist votes-for-favours exchanges). Combining the anthropology of brokerage with recent assemblage-based work from urban studies and development studies, I conceptualise these local leaders as special "assemblers." I argue that they are a valuable starting point for analysing urban governance as a formal/informal assemblage, an analysis that provides insights that contribute to recent debates on the informal dimensions of urban governance and, more generally, the interconnections between the formal and the informal. A focus on their connective practices contributes to theorising urban governance as a piecing together of different actors, institutions and resources that is productive of power structures that become manifest in concrete formal and informal acts of assembling.

Résumé:

Cet article aborde la gouvernance urbaine comme un agencement de pratiques formelles et informelles composé de procédures officielles et de faveurs personnelles, de cadres juridiques et d'arrangements privés entre bureaucrates et résidents urbains. Je montre comment, au sein de tels agencements, les leaders communautaires des quartiers défavorisés de la ville de Recife, au Brésil, agissent comme courtiers entre l'État et leurs co-résidents. Ces leaders sont des acteurs clés de la création d'alignements entre les différents éléments de l'agencement, et ce, par des moyens à la fois formels (tels les programmes participatifs) et informels (tels les échanges clientélistes de votes contre faveurs). En combinant l'anthropologie du courtage et les travaux récents sur ce type d'agencement issus des études urbaines et du développement, je conçois ces leaders locaux comme des « agenceurs » particuliers. Je soutiens qu'ils offrent un point de départ précieux pour l'analyse de la gouvernance urbaine comme agencement formel/informel, ouvrant de nouvelles perspectives qui contribuent aux débats en cours sur les dimensions informelles de la gouvernance urbaine et, plus généralement, sur les liens entre le formel et l'informel. L'accent mis sur les pratiques connectives de ces leaders permet de théoriser la gouvernance urbaine comme un assemblage d'acteurs, d'institutions et de ressources qui produit des structures de pouvoir se manifestant dans des actes d'agencement formels et informels concrets.

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Additional Information

ISSN
2292-3586
Print ISSN
0003-5459
Pages
pp. 25-34
Launched on MUSE
2019-06-21
Open Access
No
Archive Status
Will Be Archived 2021
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