As colonial powers in Africa consolidated their authority, borders became significant areas of focus for nascent colonial administrations. Border monitoring and regulation sought to control the cross-border movements of people, animals, and goods for varied reasons, including public health. In Zimbabwe, colonial public health measures at the border comprised the "medicalization" of African migrants, perceived by colonial authorities as diseased. These measures involved medical inspections or examinations, diagnosis, treatment, vaccinations or immunizations, and detention and quarantine, relating to diseases such as malaria, sleeping sickness, plague, tuberculosis, smallpox, and syphilis. Yet, while colonial authorities in Zimbabwe advanced these explanations for regulating borders, some African migrants crossing the Zimbabwean border from neighboring countries often had their own understandings of the medical encounter and imperial boundaries. They questioned colonial governments' motives, contesting both public health measures and the border itself, both of which they considered oppressive and discriminatory.


À mesure que les puissances coloniales en Afrique ont consolidé leur autorité, les frontières sont devenues des centres d'intérêt importants pour les administrations coloniales naissantes. La surveillance et la réglementation des frontières visaient à contrôler les mouvements transfrontaliers des personnes, des animaux et des biens pour diverses raisons, dont la santé publique. Au Zimbabwe, les mesures de santé publique coloniale à la frontière comprenaient la « médicalisation » des migrants africains, perçus par les autorités coloniales comme des malades. Ces mesures impliquaient des inspections ou des examens médicaux, un diagnostic, un traitement, des vaccinations ou des immunisations ainsi que la détention et la quarantaine en ce qui concerne notamment la malaria, la maladie du sommeil, la peste, la tuberculose, la variole et la syphilis. Pourtant, alors que les autorités coloniales du Zimbabwe avançaient ces explications pour réguler les frontières, certains migrants africains venant des pays voisins voyaient souvent autrement les frontières impériales et leur rencontre avec les médecins. Ils remettaient en question les motivations des gouvernements coloniaux et contestaient à la fois les mesures de santé publique et la frontière elle-même, deux éléments qu'ils jugeaient oppressifs et discriminatoires.


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pp. 93-108
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