Abstract

Abstract:

This paper closely studies Scotland v Canada to reveal the normative and substantive justice challenges facing immigration detainees across Canada. The Scotland decision at the Ontario Superior Court certified a habeas corpus writ as an individual remedy to release Mr. Ricardo Scotland from a pointless, seventeen-month incarceration. The decision frames Mr. Scotland's detention as anomalous or divergent from an otherwise-functioning system. Against this view, this paper argues that access to habeas corpus cannot remedy the detention system's scale of injustices. The paper contextualizes Mr. Scotland's incarceration and the Superior Court decision against two primary claims: first, that the Canadian immigration and refugee determination system is arbitrarily biased against certain minoritized individuals, therefore transforming some people into detainable bodies; and second, that the global criminalization of migration trend has nested an arc of penal practices into Canadian policymaking and law, and this arc has seemingly normalized indefinite detention for some migrants. The paper concludes that restoration of access to habeas corpus cannot be understood as a substantive remedy to address the miscarriages of justice in the Canadian detention system.

Résumé:

L'arrêt Scotland c. Canada a pour objet la libération par bref d'habeas corpus d'un homme qui a été incarcéré durant une période de dix-sept mois dans une prison à sécurité maximale pour des motifs d'immigration. Contrairement aux motifs du juge Morgan, qui tendent à caractériser cette situation comme étant anormale ou exceptionnelle, cet article présente une autre vision et considère que la détention futile et préjudiciable de M. Scotland était en fait inévitable lorsqu'on la situe dans un cadre sociojuridique plus large. Premièrement, j'argue que le système canadien d'immigration et de détermination du statut de réfugié est partial et arbitraire à l'endroit de certaines personnes minorisées, transformant ainsi certaines catégories de personnes en corps incarcérables. Deuxièmement, dans le cadre de la criminalisation mondiale de la migration, je constate l'existence d'un arc de pratiques pénales qui guide les décisions en matière d'immigration et de réfugiés et qui facilite la normalisation de la détention illimitée de certains non-ressortissants au Canada. Sur la base de cette interprétation, il est évident que la restauration de l'habeas corpus ne peut remédier aux lacunes significatives de la justice procédurale et substantive pour les personnes détenues à des fins d'immigration au Canada.

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Additional Information

ISSN
1911-0227
Print ISSN
0829-3201
Pages
pp. 145-161
Launched on MUSE
2019-05-30
Open Access
No
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