Abstract

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Des propositions ont récemment été formulées relativement à l'« autofinancement » d'un revenu minimum garanti. L'auteur procède à une évaluation critique des allégations selon lesquelles ce mode de financement allégerait les problèmes économiques liés aux incitatifs et à l'efficience et les problèmes politiques liés au fardeau imposé au soutien des contribuables que soulèvent tous les programmes importants de revenu minimum garanti. Il montre que les méthodes d'autofinancement ont pour seul effet d'occulter les répercussions défavorables de ces programmes sur les taux marginaux effectifs d'impôt qui exigeraient autrement des hausses explicites des taux d'impôt sur le revenu. Des exemples confirment que les coûts accrus de l'efficience sont extrêmement importants. L'auteur constate également que la structure d'autofinancement fait peser le fardeau principalement sur les contribuables à revenu moyen. Les sondages d'opinion semblent indiquer au surplus que l'appui du public est faible à l'égard des impôts qu'il faudrait prélever pour financer ces programmes. L'auteur examine les fondements économiques du traitement faisant appel à la catégorisation, suivant lequel les avantages du revenu minimum garanti sont dévolus aux contribuables dans l'impossibilité de travailler et axés sur les politiques de soutien au travail, au revenu et à l'investissement dans le capital humain pour les personnes aptes au travail. Cette méthode de financement imposerait aux contribuables un fardeau moins lourd, d'une part, et cadrerait davantage avec les valeurs du public en matière de travail, d'autre part ; elle s'attaquerait en outre directement aux véritables causes de la pauvreté plutôt qu'à ses symptômes.

Abstract:

Recent proposals have been advanced for "self-financing" a basic income guarantee (BIG). This article critically assesses claims that this method of finance would alleviate the economic issues of incentives and efficiency and the political issues of taxpayer burdens and support that challenge all major BIG schemes. The self-financing methods are shown merely to obscure the adverse impacts on marginal effective tax rates that would otherwise require explicit increases in income tax rates. Increased efficiency costs are shown by examples to be extremely large. The self-financing structure is also found to concentrate burdens on middle-income taxpayers. Public opinion surveys further suggest scant public support for the taxes that would be needed to finance such schemes. The article reviews the economic basis for categorical treatment, with BIG benefits focused on those who are unable to work and policies supporting work, earnings, and human capital investment for employable persons. This approach could be financed with lesser taxpayer burdens while according more closely with public values about work; it would also directly address the long-run causes of poverty rather than just the symptoms.

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ISSN
1911-9917
Print ISSN
0317-0861
Pages
pp. 423-437
Launched on MUSE
2019-02-16
Open Access
No
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