Abstract

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L'augmentation du nombre des évaluatrices pourrait favoriser les femmes candidates, s'il est vrai que les évaluateurs, hommes et femmes, privilégient les candidats de leur sexe. L'auteur se demande si certains faits permettraient d'établir l'existence de telles préférences en examinant un ensemble particulier de données regroupant 10 500 notes attribuées par 105 évaluateurs, hommes et femmes, à 3 500 étudiants et étudiantes en sciences humaines et sociales ayant soumis leur candidature à un programme d'études de troisième cycle. En moyenne, l'auteur ne relève que très peu d'éléments attestant que les évaluateurs privilégieraient les candidats de leur sexe (p = 0,133). Pour mieux comprendre cette observation, il étudie également les préférences pour les candidats de même sexe qui se manifestent dans l'ensemble de la distribution de candidats et candidates, au sein des sous-comités présentant différentes compositions hommes-femmes, et chez les évaluateurs et évaluatrices appartenant à différentes disciplines. L'auteur montre que les candidats masculins performants sont mieux notés par les évaluateurs que par les évaluatrices. Parallèlement, les candidats masculins sont mieux notés par les évaluateurs que par les évaluatrices lorsque le sous-comité ne compte qu'un seul évaluateur masculin. La représentation masculine dans une discipline ne semble pas avoir d'incidence sur les notes attribuées par les évaluateurs et évaluatrices. Dans l'ensemble, l'hypothèse selon laquelle le remplacement d'un évaluateur par une évaluatrice favoriserait les femmes candidates n'est corroborée par aucun élément de preuve.

Abstract:

Increasing the number of female evaluators could help female candidates if evaluators prefer candidates of their own gender. I study whether there is any evidence of such preferences with a unique data set containing 10,500 scores given by 105 evaluators to 3,500 students in the humanities and social sciences who applied for a doctoral scholarship. On average, I find very weak evidence of same-gender preferences for male evaluators (p = 0.133). To better understand this effect, I also study same-gender preferences across the distribution of candidates, in subcommittees with different gender composition, and for evaluators from different disciplines. I show that male evaluators give higher scores to strong male candidates relative to those given by female evaluators. At the same time, male evaluators give higher scores to male candidates than do female evaluators when there is only one male evaluator in the subcommittee. The representation of men in a discipline does not seem to affect the scores given by evaluators. Overall, there is no clear evidence that replacing a male evaluator with a female one would help female candidates.

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ISSN
1911-9917
Print ISSN
0317-0861
Pages
pp. 289-302
Launched on MUSE
2019-02-16
Open Access
No
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