Abstract

Résumé:

Quelques jours après la révolution de février 1848, l’orléaniste Tocqueville accepte la République. Son acceptation du nouveau régime, bien réfléchie, se fait sans arrière-pensée. Par contre, elle est conditionnée. Certes, il veut bien soutenir la République, mais pas n’importe quelle république. Sa république, qu’il qualifie de « modérée », est libérale au niveau politique (État de droit, décentralisation, séparation des pouvoirs et parlementarisme) et conservatrice du point de vue social (respect de la propriété privée et maintien des hiérarchies sociales). Depuis le mois de juin 1848, c’est le général Cavaignac qui, à la tête du Gouvernement, défend les couleurs de ce modèle républicain. Tocqueville qui ne veut entendre parler ni de la république sociale des démocrates-socialistes ni de la république autoritaire de Louis-Napoléon Bonaparte, décide, malgré quelques réticences, de soutenir la candidature de Cavaignac à l’élection présidentielle des 10 et 11 décembre 1848. C’est un échec. Mais son combat pour installer la « république modérée » va se poursuivre pendant encore trois ans, jusqu’au coup d’État du 2 décembre 1851.

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Additional Information

ISSN
1918-6649
Print ISSN
0730-479X
Pages
pp. 167-195
Launched on MUSE
2018-12-18
Open Access
No
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