Abstract

Abstract:

This article uses critical geography and cultural studies theories to examine the conversion of three low-income residential hotels into art hotels: the Embassy Hotel in London, Ontario, and the Cameron House and the Gladstone Hotel, both in Toronto. Situating these establishments in the context of culture-led regeneration, I describe the different stages of economic decline and prosperity in the surrounding districts. I develop current literature by analyzing the social and class inequities underlying art-based rebuilding projects that have driven up property values and displaced the urban poor. I suggest that in all three cases the cultural readaptation of the hotels formed part of commercial development and perpetuated the attendant disparities underlying regeneration schemes. However, the proprietors also supported art collectives that engaged in critical cultural practices by reclaiming public city spaces as sites of discord and dissent. In assessing exhibitions and performances, I examine the conflicts and tensions surrounding creative initiatives that both enfranchised and disenfranchised neighbourhood communities. It is precisely the paradoxical workings of art-led revitalization that define the cultural and political histories of hotel redevelopment projects in downtown cores.

Résumé:

L'auteure examine, dans la perspective des théories que mettent de l'avant les études critiques en géographie et sur la culture, la conversion en hôtelsgaleries de trois hôtels résidentiels pour personnes à revenu modeste : l'hôtel Embassy à London (Ontario) et les hôtels Cameron House et Gladstone tous deux à Toronto. Situant ces établissements dans le contexte de la régénération à travers la culture, l'auteure décrit les différentes phases du déclin et de la prospérité économiques des quartiers environnants. Elle approfondit la documentation existante en analysant les inégalités sociales et les disparités de classe sous-jacentes aux projets de reconstruction d'inspiration artistique qui ont entraîné à la hausse la valeur des biens immobiliers et déplacé la pauvreté urbaine. Selon l'auteure, dans les trois cas étudiés, la réintégration culturelle des hôtels s'inscrivait dans un projet de développement commercial et perpétuait les disparités présentes, sous-jacentes aux plans de régénération. Toutefois, les propriétaires soutenaient aussi les collectifs artistiques engagés dans des pratiques culturelles critiques de récupération des espaces publics urbains comme lieux d'expression d'opposition et de dissidence. Dans son évaluation des expositions et des manifestations, l'auteure examine les conflits et les tensions entourant les projets créatifs qui, à la fois, émancipent et asservissent les communautés du voisinage. Ce sont précisément les mécanismes paradoxaux de la revitalisation à travers la culture qui définissent l'historique culturel et politique des projets de réaménagement d'hôtels dans les centres-villes.

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Additional Information

ISSN
1923-5291
Print ISSN
1180-3991
Pages
pp. 17-45
Launched on MUSE
2018-11-01
Open Access
No
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