Abstract

Abstract:

Analysant des reportages de Dekobra (Aux cent mille sourires), Cendrars (Hollywood, la Mecque du cinéma) et de Kessel (Hollywood, ville mirage) consacrés à Hollywood dans les années 1930, cet article présente trois portraits de ville qui, tout en participant de la volonté de réel qui caractérise les écrivains de l'époque, dépeignent Hollywood comme un espace entièrement dévolu à la création d'univers fictifs et, au-delà, comme une usine à rêves par la façon dont elle les engendre et les moeurs de cette ville. L'article montre ensuite que ce motif de la fabrication en série affecte l'écriture même, telle qu'elle est pratiquée dans les studios de cinéma, ce qui permet aux auteurs de ces trois reportages de creuser l'écart entre le monde de l'art, auquel ils targuent d'appartenir, et celui de l'industrie emblématisé ici par Hollywood. Enfin, l'article analyse plus particulièrement la manière dont le thème de la mort de l'individu amène chacun des auteurs à défendre son individualité par l'adoption d'une posture singulière.

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Additional Information

ISSN
1534-1836
Print ISSN
0098-9355
Pages
pp. 147-165
Launched on MUSE
2018-09-29
Open Access
No
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