Abstract

Abstract:

In 1973, in the deindustrializing, impoverished Montreal neighbourhood of Pointe-Saint-Charles, neighbourhood activists—normally preoccupied with jobs, housing, and food security—made the fate of an 82-year-old fire station their top concern. Pointe-Saint-Charles was the proposed site for a new highway construction: le Projet Georges-Vanier. If built, this artery would have sliced the working-class community in half, destroying the fire station as well as a much-loved public park, and displacing about 140 families in turn. In their organized resistance to this plan, Comité Action-Boulevard recognized and mobilized around the fire station as the keystone without which the plan could not proceed. This article situates an important but understudied moment in Montreal's preservation struggles in the pivotal early 1970s. It proposes this story as a powerful illustration of the idea that heritage is not an object but rather a social, cultural, and political process, and considers the fragility of collective memory about how this building was saved. Part of that fragility arises from a conundrum: the women who were largely behind this action worked collectively under organizations rather than under their own names, as individuals. The action to save the fire station coincided with a period in the neighbourhood's history in which women were gradually emerging from restrictive gender norms. In searching for the complete story of how the community of Pointe-Saint-Charles saved their fire station, I have encountered a partial, but compelling story of how the women of an impoverished neighbourhood took power over their own built environment, activating what Iain J.M. Robertson calls a "heritage from below."

Résumé:

En 1973, dans le quartier pauvre et désindustrialisé montréalais de Pointe-Saint-Charles, les activistes de quartier–qui se préoccupent normalement de travail, de logement et de sécurité alimentaire–se sont préoccupés du sort d'une station de pompier de 82 ans. Pointe-Saint-Charles était le site proposé pour la construction d'une nouvelle autoroute : le Projet Georges-Vanier. Si construite, cette artère aurait scindé la communauté ouvrière en deux, détruisant la station de pompier ainsi qu'un parc public populaire, et aurait déplacé environ 140 familles. Dans le cadre de leur résistance organisée à ce plan, le Comité Action-Boulevard a reconnu la station de pompier comme étant la pierre angulaire sans laquelle leur plan ne pourrait avancer et s'est mobilisé autour d'elle. Cet article situe un moment sous-jacent important dans la lutte pour préserver Montréal au début des années 1970. Il présente cette histoire comme un exemple puissant de l'idée que le patrimoine n'est pas un objet, mais bien un processus social, culturel et politique, et considère la fragilité de la mémoire collective sur la manière dont le bâtiment a été sauvé. Une part de cette fragilité provient d'une énigme : les femmes qui étaient surtout derrière cette action ont travaillé collectivement au nom d'un organisme plutôt que sous leur propre nom, en tant qu'individu. L'action prise pour sauver la station de pompier a coïncidé avec une période dans l'histoire du quartier où les femmes brisaient graduellement des normes restrictives des sexes. En cherchant l'histoire complète de la manière dont la communauté de Pointe-Saint-Charles a sauvé sa station de pompier, j'ai trouvé une histoire partielle, mais fascinante, de la manière dont les femmes d'un quartier pauvre ont pris le pouvoir sur leur propre environnement construit, activant ainsi ce que Iain J.M. Robertson nomme le « patrimoine par le bas ».

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Additional Information

ISSN
1911-0251
Print ISSN
0021-9495
Pages
pp. 108-148
Launched on MUSE
2018-09-20
Open Access
No
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