Abstract

Abstract:

Ce jugement du Tribunal des femmes du Canada discute des motifs de la décision rendue par la Cour suprême dans R c Kapp, bien qu'il en approuve le dispositif. Le jugement conteste particulièrement l'interprétation que fait la cour du paragraphe 15 (2) de la Charte canadienne des droits et libertés en tant que disposition « d'exception » soustrayant les lois et programmes améliorateurs de la protection du paragraphe 15 (1). Le jugement invoque trois motifs pour expliquer le caractère indéfendable de cette approche : (1) l'interprétation antérieure du paragraphe 15 (2), en tant que disposition interprétative fondée sur l'ensemble de l'article 15, protège les lois et programmes améliorateurs en matière d'égalité contre les contestations comme celle dans la présente cause ; (2) la nouvelle approche, au contraire, pourrait être inconsistante avec les principes d'égalité réelle dans les cas de sous-inclusions et d'effets discriminatoires ; et (3) elle exclut à tort l'article 1 de la Charte dans les cas impliquant des lois ou des programmes censés être améliorateurs. Le jugement recommande de maintenir une approche du paragraphe 15 (2) fondée sur l'égalité réelle, en tant que disposition interprétative pour l'ensemble de l'article 15. Enfin, le jugement offre une brève critique des commentaires incidents de la Cour suprême sur le paragraphe 15 (1) de la Charte, remettant en question la vision réductrice de la discrimination suggérée par le test en deux parties adopté dans l'arrêt Kapp.

Abstract:

This judgment of the Women's Court of Canada re-considers the reasons in the 2008 Supreme Court of Canada decision in R v Kapp, though it concurs in the result. The judgment takes particular issue with the Supreme Court's interpretation of section 15(2) of the Canadian Charter of Rights and Freedoms as an independent "saving" provision capable of exempting ameliorative laws and programs from scrutiny under section 15(1), identifying three reasons that this approach cannot stand: (1) the existing interpretation of section 15(2), which treats it as an interpretive provision informing the whole of section 15, is sufficient to protect ameliorative laws and programs from formal equality challenges like the one advanced in this case; (2) the novel approach to section 15(2) established in this case may be inconsistent with substantive equality in cases of under-inclusiveness and discriminatory effects; and (3) the Court's reading of section 15(2) in this case improperly displaces section 1 of the Charter in cases involving allegedly ameliorative laws or programs. The judgment concludes that the interpretive approach to section 15(2), which views this section as informing the overall section 15 promise of substantive equality, ought to be maintained. Finally, the judgment offers a brief critique of the Supreme Court's obiter comments on section 15(1) of the Charter, calling into question the narrow approach to discrimination suggested by the two-part test adopted in Kapp.

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ISSN
1911-0235
Print ISSN
0832-8781
Pages
pp. 221-246
Launched on MUSE
2018-08-31
Open Access
No
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