Abstract

Abstract:

This article argues that the National 9/11 Museum blurs the lines between first hand experience and the experiences of visitors who come to participate in a shared encounter of public mourning and non-stop documentation. All visitors to the museum are invited to contribute to its testimonial archive in two prominent ways: by preserving their own "9/11 story" in a recording booth or by composing a message in a digital guest-book that is subsequently projected against the slurry wall as part of the permanent exhibit. By encouraging visitors to "Join the Conversation," the museum frames 9/11 less as a specific event or date circumscribed by geographical spaces and more as an unending process of subjectification, in which the category of "witness" is constituted through acts of virtual exchange without much regard to an individual's proximity to the event. Bearing witness is unbounded in time and constituted though the circulation of affects, in which the feeling of what it is like to claim the status of witness emerges as a privileged figuration of historical trauma—yet one which remains mediated by state power in unexamined ways.

Résumé:

Cet article soutient que le musée national consacré aux attentats du 11 septembre 2001 brouille la démarcation entre l'expérience directement vécue et celle des visiteurs venus partager le deuil commun et participer à l'effort continu de documentation. Toutes les personnes qui visitent le musée sont en effet invitées à enrichir les archives testimoniales, par deux moyens principalement : en enregistrant dans une cabine leur propre « histoire du 11 septembre » afin de la préserver, ou en inscrivant un message dans un livre d'or numérique qui, projeté sur un mur de crépi, devient une composante de l'exposition permanente. En encourageant les visiteurs à «se joindreà la conversation », le muséeprésente le 11 septembre moins comme une date ou un évènement précis circonscrit géographiquement que comme un processus sans fin de subjectivation qui créela catégorie « témoin » par des échanges virtuels, sans réelle considération de la proximité entre la personne et l'évènement. Le fait de témoigner n'a pas de limite temporelle et se construit par la circulation des affects ; celle-ci transforme le sentiment éprouvé lorsqu'on réclame le statut de témoin en représentation privilégiée du traumatisme historique—représentation pourtant médiée par le pouvoir de l'État, d'une manière qui reste à déterminer.

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Additional Information

ISSN
1710-114X
Print ISSN
0007-7720
Pages
pp. 254-276
Launched on MUSE
2018-08-23
Open Access
No
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