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From Tahar Djaout's "No" to Mustapha Benfodil's "Enough!": Two Moments of Revolutionary Aesthetics in Contemporary Algerian Literature and Cultural Activism
- Expressions maghrébines
- Coordination Internationale des Chercheurs sur les Littératures Maghrébines
- Volume 17, Numéro 1, été 2018
- pp. 103-117
- 10.1353/exp.2018.0007
- Article
- Additional Information
Résumé:
Vingt-cinq ans avant la mort de Tahar Djaout, le poète, journaliste, dramaturge, et activiste Algérien Mustapha Benfodil naissait dans l'ouest de l'Algérie. C'était 1968, une année de bouleversements culturels, économiques, sociaux et politiques à travers le monde. Cet esprit continue à guider et informer l'œuvre de Benfodil de nos jours. L'année de l'assassinat de Djaout, Benfodil lui a rendu hommage dans un poème intitulé « À la santé de la République ». Ce poème relie ces deux auteurs et figures intellectuelles publiques textuellement d'une manière immédiate et évidente. Les parallèles entre les écrivains, spécialement en ce qui concerne la révolution et les relations que l'artiste partage avec la société, l'état, et la religion, sont profonds. Cet article examine les messages, les tons et les approches révolutionnaires de Djaout et Benfodil à travers l'étude de la poésie révolutionnaire du premier et d'une installation artistique, intitulée Maportaliche/Écritures sauvages, du deuxième. Dans cette tradition esthétique révolutionnaire, l'importance du travail de l'artiste/l'intellectuel/l'activiste prend une signification intensifiée, alors que cette figure se trouve alternativement adulée ou censurée.
Abstract:
Twenty-five years before Tahar Djaout's death, the Algerian poet, journalist, dramaturge, and activist Mustapha Benfodil was born in western Algeria. The year was 1968, a year of great turmoil and upheaval on cultural, economic, social, and political levels the world round. Benfodil began life in a revolutionary moment, and such a spirit continues to guide and inform his work today. The same year that Djaout was assassinated, Benfodil paid tribute to him in a poem entitled, "À la santé de la République". This poem connects the two authors and public intellectuals textually in an immediate and evident way. And yet the parallels between the writers, especially concerning the theme of revolution and the artist's relationships with society, the state, and religion, run deep. This article examines the revolutionary content, tone, and approach of both Djaout and Benfodil through the study of revolutionary poetry by the former and an artistic installation, entitled Maportaliche/Écritures sauvages, by the latter. In this revolutionary aesthetic tradition, the stakes of the artist/intellectual/activist's work take on heightened significance, just as this figure finds itself alternatively lionized or censored.


