Abstract

Cet essai examine la manière dont Édouard Glissant présente le corps et l’esprit de la femme antillaise comme le champ de bataille où se jouent la problématique de l’Histoire, l’identité antillaise, et le rôle du langage, surtout par rapport à la diglossie créole-français. Les ouvrages de Glissant révèlent une obsession avec l’Histoire. Cette hantise est due à l’indisponibilité d’une conception linéaire de l’Histoire aux Antilles et à l’impossibilité conséquente d’explorer une mémoire commune. Ses œuvres littéraires et théoriques traitent de la dépossession et du non-dit de ce qu’il appelle la « non-Histoire » des Antilles. Cette analyse prétend que Glissant présente le personnage de Marie Celat (Mycéa) et sa descente dans la folie pour illuminer le problème de l’Histoire non possédée des Antillais et pour générer un lien communautaire avec le passé. La Case du commandeur et « La folie Celat » dévoilent la folie comme la maladie ainsi que le remède des peuples colonisés des Antilles. La folie vouée de Mycéa sert de correctif par lequel l’héroïne rectifie les troubles (l’infanticide, l’oubli, etc.) de la première génération transplantée par force de l’Afrique aux îles caraïbes.

pdf

Additional Information

ISSN
2166-5486
Print ISSN
1077-825x
Pages
pp. 41-57
Launched on MUSE
2017-12-28
Open Access
No
Back To Top

This website uses cookies to ensure you get the best experience on our website. Without cookies your experience may not be seamless.