Abstract

Focusing on the multinational community of Grozny, the article explores the ambiguities of Soviet everyday life in the Caucasus and its remembrance in post-Soviet Russia. Grozny can be regarded as a metaphor for other post-Soviet communities. Typically, they are looking back to the 1990s transformation period as a time of catastrophe. For the multinational community of Grozny represented by Russians, Chechens, Armenians and Jews, loss is not only a metaphor, but a bodily experience due to the two disastrous wars in the Northern Caucasus. “Our small Soviet Union”, as members of this today partly transnational community refer to their former city, can be understood as part of an effort to restore the lost feeling of belonging and to re-establish connections with the past destroyed by violence and war.

Abstract:

L’article analyse les ambiguïtés de la vie quotidienne soviétique dans le Caucase, en explorant le pluralisme ethnique de la ville de Grozny, et les façons dont ce souvenir est mis en scène et convoqué dans la Russie postsoviétique. Grozny peut être vu comme une métaphore pour d’autres communautés postsoviétiques qui regardent la période de transformation des années 1990 comme une catastrophe. Pour la communauté multiethnique de Grozny, composée de Russes, de Tchétchènes, d’Arméniens ou de Juifs, la perte n’est pas qu’une métaphore, mais une expérience concrète liée à deux guerres désastreuses qui ont ravagé le Nord Caucase. La construction mémorielle de Grozny, « notre petite Union soviétique », comme la désigne la communauté transnationale des anciens habitants de la ville, peut être vue comme un effort pour restaurer une identité perdue et rétablir un réseau de relations détruit par la violence et la guerre.

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Additional Information

ISSN
1961-8646
Print ISSN
0027-2671
Pages
pp. 71-90
Launched on MUSE
2017-12-02
Open Access
No
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