Abstract

Les morts récentes d'Afro-Américains causées par des actions policières et la création du mouvement protestataire Black Lives Matter ont attiré l'attention du public sur le profilage racial et la discrimination que pratiqueraient les policiers américains. Au Canada, les inquiétudes suscitées par le profilage racial portent surtout sur le nombre disproportionnel de personnes appartenant à une minorité visible, notamment la diaspora africaine, sujettes au « cartage » ou aux « vérifications dans les rues ». Cette étude a utilisé une analyse de régression logistique par blocs multidimensionnelle pour comparer le pouvoir explicatif de variables mesurant différents aspects de l'environnement social quotidien tirés de trois cadres théoriques (fenêtres cassées, activités routinières et la critical race theory) lorsque sont pris en considération les contacts avec la police ainsi que les perceptions de la police et de la discrimination de la part des tribunaux dans un échantillon composé de jeunes de la diaspora africaine (N = 529) qui s'identifient comme étant africains, caraı¨bes ou noirs et qui vient dans une ville de taille moyenne en Ontario, au Canada. Toutes les mesures de l'environnement social contribuent de manière importante à expliquer le contact et la discrimination perçue. De plus, la croissance importante en variance est attribuable au contact et à la discrimination perçue. Chaque bloc successif appuie la conclusion que la prise en compte de l'environnement social quotidien contribue à une meilleure compréhension des contacts entre les jeunes et la police et la perception qu'ont les jeunes de la police et des tribunaux. Les résultats de l'étude ajoutent à la discussion portant sur l'inégalité ainsi que sur les contacts et expériences entre les jeunes et la police. Ils ajoutent aussi à la littérature en criminologie canadienne qui explore les relations entre la police et les jeunes ethnicisés.

Recent deaths of African-Americans at the hands of police and the creation of the protest movement Black Lives Matter has brought public attention to claims of racial profiling and police discrimination in the United States. In Canada, concerns about racial profiling centre on the disproportionate number of visible minority, particularly African-diasporic, individuals targeted in ''street checks'' or ''carding.'' This study used multivariate block logistic regression to compare the explanatory power of variables measuring different aspects of the social environment of daily life drawn from three theoretical frameworks (broken windows, routine activities, and critical race theory) when considering contact with police and perceptions of police and court discrimination in a sample of African-diasporic youth (N = 529) who self-identify as African, Caribbean, or Black in a mid-sized city in Ontario, Canada. All measures of the social environment contributed significantly to explaining contact and perceived discrimination. In addition, the significant increase in the variance explained for both contact and perceived discrimination with each successive block supports the conclusion that consideration of the social environment of daily life contributes to an understanding of youth-police contact and youth perceptions of police and courts. The study's findings add to the discussion of inequality and youth-police contacts and experiences, as well as to the Canadian criminological literature exploring relationships between police and racialized youth.

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Additional Information

ISSN
1911-0219
Print ISSN
1707-7753
Pages
pp. 346-372
Launched on MUSE
2017-07-05
Open Access
No
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