Abstract

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Les études concluent constamment que, abstraitement, les gens expriment des inquiétudes au sujet de la clémence de la peine, mais lorsqu'on leur présente un cas précis, ils ne sont en général pas particulièrement punitifs (Hough et Roberts 2012). Bien que des études canadiennes aient plus amplement exploré l'effet de divers facteurs sociaux-structurels sur la préférence en matière de détermination de la peine, elles manquent toutes une enquête empirique du rôle joué par la race du contrevenant, le cas échéant. Nous explorons cette question à l'aide d'un échantillon de commodité d'adultes canadiens et quatre sketches (d'un vol à main armée) qui étaient identiques sauf pour l'identité racialisée du contrevenant. Le choix de la peine des répondants et leur perception du degré de dangerosité, de culpabilité et du risque de récidivisme du contrevenant ont été demandés. Les résultats dévoilent que le contrevenant «noir»a été classifié comme étant beaucoup plus dangereux que le contrevenant « blanc » et a reçu une peine beaucoup plus punitive. Après une prise en compte de l'impact du dossier criminel et des perceptions de dangerosité, de culpabilité et de risque de récidivisme, il y avait toujours un effet indépendant, quoique très minime, de l'identité racialisée du contrevenant sur la détermination de la peine. Par contre, le meilleur prédicteur de peine était le degré de dangerosité du contrevenant perçu par le répondant. Une partie du désir d'une peine plus sévère pour les contrevenants noirs est probablement liéeà la perception de dangerosité. Les implications de ces résultats sont discutées.

Abstract:

Research consistently finds that while the public expresses concerns about sentence leniency in the abstract, when presented with a specific case, people are typically not particularly punitive (Hough and Roberts 2012). While Canadian studies have further explored the effect of various social-structural factors on sentencing preferences, absent is any empirical investigation of the role, if any, that the offender's ethnicity plays. We explore this question using a convenience sample of adult Canadians and four vignettes (of an armed robbery), which were identical except for the racialized identity of the offender. Respondents' sentencing choices and perceptions of offender dangerousness, culpability, and recidivism risk were elicited. Results revealed that the ''black'' offender was rated as being significantly more dangerous than the ''white'' offender and also received a significantly more punitive sentence. After controlling for the impact of the criminal record and views of dangerousness, culpability, and recidivism risk, there was still an independent, albeit very small, effect of the racialized identity of the offender on sentencing preferences. The strongest predictor of the sentence, however, was how dangerous respondents viewed the offender. Part of the desire for a harsher sentence for the black offender likely related to views of dangerousness. The implications of these findings are discussed.

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ISSN
1911-0219
Print ISSN
1707-7753
Pages
pp. 285-312
Launched on MUSE
2017-07-05
Open Access
No
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