Abstract

Résumé:

La dimension « politico-administrative » de L’Ancien Régime et la Révolution, soulignée par François Furet, est expliquée par l’engagement politique direct d’Alexis de Tocqueville dans les années (1848–1851) qui précèdent la rédaction de l’ouvrage. Elle renvoie sans doute aussi à la période antérieure, durant laquelle Tocqueville observe et participe à l’engouement de la société de Juillet pour l’étude de l’administration. Membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 1838, il suit en particulier le déroulement du concours sur « la formation de l’administration monarchique » que la section d’Histoire de l’Académie organise entre 1842 et 1847. C’est aussi dans cette expérience vécue que se forge l’intérêt de Tocqueville pour l’histoire de l’administration, dont L’Ancien Régime porte encore la trace. Elle révèle aussi l’isolement de l’académicien Tocqueville, critique de la centralisation, au sein d’une assemblée qui se sert d’un concours savant pour la défendre. L’Ancien Régime et la Révolution permettra en tout à cas à son auteur de livrer sa propre histoire de l’administration, sorte de réponse tardive, « à travers le gouffre de la Seconde République qui les sépare », aux historiens de l’Académie.

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Additional Information

ISSN
1918-6649
Print ISSN
0730-479X
Pages
pp. 134-154
Launched on MUSE
2017-05-30
Open Access
No
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