Abstract

This paper examines the employment experiences of racialized social workers, many of whom were immigrants, in Ontario in recent years. This article has four central objectives. First, to provide an overview of the perceptions of racialized social workers regarding the ways they are perceived and treated by supervisors, co-workers, other professionals, as well as clients and the effect that such views and treatment has on them. Second, the perceptions of racialized workers regarding the ghettoization, marginalization and disempowerment they may experience in the workplace. Third, to explain three strategies they use in managing power relations within the workplace (i.e., conformity, collaboration, and conflict). Fourth, to provide some suggestions on what must be done to improve the perceptions and treatment of racialized social workers by supervisors, co-workers, other professionals and clients. The major findings are that negotiating power relations is a complex process and includes experiences of tensions and awkward silences due to the sensitivity of the topic of race. The paper concludes that in moving forward constructively it is imperative to engage in difficult but crucial conversations that can contribute to the identification of ways to address tensions and awkward silences on matters of race in the context of social work, as well as in other contexts.

Résumé:

Cet article étudie les expériences d’emploi en Ontario, au cours des récentes années, de travailleurs sociaux racialisés dont bon nombre sont des immigrants. Cet article a quatre principaux objectifs. Le premier est de fournir une vue d’ensemble des perceptions des travailleurs sociaux racialisés au sujet de la façon dont ils sont perçus et traités par leurs superviseurs, collègues de travail et d’autres professionnels ainsi que par leurs clients et l’impact qu’ont sur eux une telle perception et un tel traitement. Le second est d’identifier la façon dont ces travailleurs voient la ghettoïsation, la marginalisation et la déresponsabilisation qu’ils peuvent vivre en milieu de travail. Le troisième est d’expliquer les trois stratégies qu’ils utilisent pour gérer les rapports de force en milieu de travail (i.e., conformité, collaboration et conflit). Le quatrième est d’apporter des suggestions sur ce qu’il faut faire pour améliorer la perception et le traitement des travailleurs sociaux racialisés par les superviseurs, collègues, autres professionnels et clients. La principale constatation est que la négociation du rapport de forces est un processus complexe et qu’il comporte des tensions et des silences gênants compte tenu du caractère sensible de la question raciale. Cet article conclut que pour faire avancer les choses de façon constructive, il est essentiel d’engager des dialogues cruciaux qui peuvent aider à identifier des stratégies permettant d’aborder les tensions et silences liés aux questions raciales dans le contexte du travail social, ainsi que dans d’autres contextes.

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Additional Information

ISSN
1913-8253
Print ISSN
0008-3496
Pages
pp. 109-127
Launched on MUSE
2017-03-29
Open Access
No
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