‘Natural leaders of a democratic army’: Parliament goes to war / ‘Les dirigeants naturels d’une armée démocratique’: Le Parlement s’en va t’en guerre
Abstract

Abstract:

During the First World War, 25 Canadian members of the federal Parliament and provincial legislatures recruited infantry battalions from their constituencies. Perceiving themselves to be Canada’s ‘natural leaders’, middle-aged parliamentary colonels believed prominence and success in public life exemplified the qualities of moral leadership and strong character necessary for military command. After landing in England, however, the vast majority of the units were broken up and most of the former commanders were denied front-line positions due to age and unfitness. This article details how the colonels coped with the loss of their battalions, which undermined their self-image as natural military leaders and challenged their masculine authority. Defending their reputations against accusations of cowardice and self-interest, the colonels were forced to reinterpret their sense of duty and manliness, thereby emphasising civic responsibility in place of battlefield service.

Abstract:

Pendant la Première Guerre Mondiale, 25 membres canadiens du Parlement fédéral et des législatures provinciales ont recruté des bataillons d’infanterie dans leurs circonscriptions. Se considérant comme les ‘dirigeants naturels’ du Canada, des colonels parlementaires d’âge moyen pensaient que la notoriété et la réussite politique illustraient les qualités de direction morale et de force de caractère nécessaires au commandement militaire. Une fois arrivés en Angleterre, pourtant, la grande majorité des unités ont été démantelées et la plupart des anciens commandants se sont vus refuser les positions de front en raison de leur âge et de leur inaptitude. Cet article examine comment les colonels ont fait face à la perte de leurs bataillons, ce qui a eu pour conséquence de saper leur confiance en eux en tant que dirigeants militaires naturels et défié leur autorité masculine. En défendant leur réputation contre les accusations de lâcheté et d’intérêt personnel, ces colonels ont dû réinterpréter leur sens du devoir et leur virilité, soulignant ainsi la responsabilité civique au lieu du service sur le champ de bataille.