Abstract

Dans le cadre de la lutte contre les gaz à effets de serre, les subventions pour véhicules électriques (VE) sont une mesure politique coûteuse et inefficace. De plus, leur fonctionnement n’est pas bien compris, étant donné le nouvel environnement régulateur, mis en place au Canada et aux États-Unis, en matière de normes sur les émissions de GES et sur le rendement énergétique des véhicules à essence. Ces normes permettent en effet aux manufacturiers qui vendent plus de VE de vendre des véhicules à carburant fossile dont les émissions de CO2 sont plus élevées; la vente de plus de VE entraîne donc paradoxalement plus d’émissions de CO2. Dans cet article, l’auteur examine les arguments qui pourraient justifier les subventions pour VE, mais aucun d’eux ne peut être facilement validé. Par conséquent, les mesures traditionnelles permettant de corriger les effets externes, telles que la taxation du carbone, et qui se rapprochent d’une solution « optimale », sont à retenir.

Electric vehicle (EV) subsidies are costly and ineffective policy mechanisms in the battle against greenhouse gases. Furthermore, their operation is not well understood given the new regulatory environment governing emissions standards and fuel efficiency that is common to the United States and Canada. Given these standards, the sale of more EVs permits manufacturers to sell fossil fuel vehicles with higher carbon dioxide (CO2) emissions. Paradoxically, more EV sales result in more CO2 emissions. I explore possible rationales for subsidies, but none is easily validated. Consequently, the case for traditional externalitycorrecting policies such as carbon taxation that approximate “first-best” solutions is compelling.

pdf

Additional Information

ISSN
1911-9917
Print ISSN
0317-0861
Pages
pp. 50-60
Launched on MUSE
2017-03-23
Open Access
No
Back To Top

This website uses cookies to ensure you get the best experience on our website. Without cookies your experience may not be seamless.