Abstract

The American Civil War transformed that nation’s medical community to the extent that the North, the resource-deprived South, and the underdeveloped field of veterinary medicine adopted common approaches associated with the Paris Clinical School. The circumstances of war expanded the practices of doctors and veterinarians, from the elite educated to the rural apprenticed, to include scientific, sanitarian, and alternative therapeutic approaches, which many had vigorously rejected in the antebellum period. These changes were both deliberate and accidental, as well as facilitated by the military context. The most influential physicians, who had either trained abroad before the war or already associated themselves with scientific practices, mandated that surgeons in the ranks adopt certain techniques. Additionally, the urgency, magnitude, and privation of the wartime health crisis prompted improvisation and acceptance of new methods. Surgeons and veterinarians of the officer class benefited from the professional protection of rank and the captive patient populations obedient to them. The result was a diverse set of medical practices, which could be folded under the umbrella of science as part of a claim to new professional identity. These changes to human and animal medicine outlasted the war, apparent in new publications, professional associations, and institutions of learning

La guerre de Sécession américaine transforma la communauté médicale américaine du Nord, celle du Sud en proie à la pénurie, ainsi que la médecine vétérinaire à l’époque sous-développée. Elles adoptèrent des approches communes associées à « l’école de Paris » de médecine clinique. Les circonstances de la guerre firent s’élargir le champ d’intervention des médecins et des vétérinaires (élites diplômées ou ruraux ayant été formés sur le terrain), pour y intégrer des approches scientifiques et sanitaires alternatives qu’ils avaient été nombreux à refuser catégoriquement avant la guerre. Ces évolutions furent à la fois délibérées et fruits des circonstances, tout en étant facilitées par le contexte militaire. Les médecins les plus influents, formés à l’étranger avant la guerre et déjà acculturés aux pratiques scientifiques, obligèrent les chirurgiens du rang à adopter de nouvelles techniques. Par ailleurs, l’urgence et l’ampleur des problèmes, ainsi que les privations causées par la crise sanitaire de guerre, les encouragèrent à improviser et accepter de nouvelles méthodes. Les officiers chirurgiens et vétérinaires bénéficiaient d’une protection professionnelle due à leur rang et d’une population de patients captive et obéissante. La guerre a donné le jour à un ensemble de pratiques médicales, sous l’enseigne de la science, et a contribué à la revendication d’une nouvelle identité professionnelle. Ces évolutions de la médecine humaine et vétérinaire ont survécu à la guerre, dont témoignent des publications, des associations professionnelles et des instituts de formation.

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Additional Information

ISSN
1961-8646
Print ISSN
0027-2671
Pages
pp. 47-69
Launched on MUSE
2017-03-04
Open Access
No
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