Abstract

L’exil vers une terre nouvelle n’est jamais conçu comme un départ définitif, du fait notamment qu’il s’agit toujours d’un arrachement plus ou moins contraint, que l’Histoire souvent précipite. Quel qu’en soit l’élément déclencheur, situation économique, régime politique, guerre ou catastrophe naturelle, l’abandon du lieu d’origine expose d’emblée le migrant à un profond dilemme. Le pays d’élection sera-t-il le bon? Le retour sera-t-il un jour envisageable? Comment entreprendre la résolution métaphysique du conflit intérieur engendré par l’exil, comment gérer en soi l’entrechoc des différences? Du rêve de réinstallation en Algérie, entretenu comme un mythe dans le roman de Ben Jelloun, au pèlerinage mémoriel en Haïti, relaté avec empathie par Dany Laferrière, cet article examine les stratégies du discours romanesque pour en interroger la possible fonction de résilience.

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Additional Information

ISSN
2156-9428
Print ISSN
1552-3152
Pages
pp. 100-109
Launched on MUSE
2017-01-28
Open Access
No
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