Abstract

En 2011, Cindy Gladue, une femme crie de trente-six ans, est morte d’une hémorragie dans la baignoire d’une chambre d’hôtel à Edmonton, en Alberta, au Canada. Le soir de sa mort, Gladue avait fourni des services sexuels pour de l’argent à Bradley Barton, un homme blanc qui travaillait comme routier. En 2015, Barton a subi un procès pour le meurtre de Cindy Gladue. Le fait qu’il y a plus de 1 200 filles et femmes autochtones disparues ou assassinées, fournit une raison incontestable pour se pencher sur la violence que Barton a infligée à Gladue et comprendre qu’elle s’inscrit dans une histoire de brutalisation sexuelle et de tentative d’anéantissement des femmes autochtones. Pour montrer que la mort de Gladue et le procès pour meurtre de Barton font partie d’une histoire de terreur colonialiste, il faut déconstruire le cadre utilisé par les tribunaux, qui tourne autour des idées de consentement et de contrat. Je propose que nous utilisions plutôt un cadre visant le caractère jetable des femmes autochtones, plus spécifiquement, leur caractère sacrifiable aux yeux du colonialisme de peuplement. La violence sexualisée est centrale au caractère jetable, et la chair devient le site où le pouvoir racial et sexuel est inscrit. Je me penche sur la violence excessive infligée aux femmes autochtones comme preuve du pouvoir colonialiste gravé sur leurs corps.

Abstract

In 2011, thirty-six-year-old Cindy Gladue, a Cree woman, bled to death in a hotel bathtub in Edmonton, Alberta, Canada. On the night she died, Gladue had contracted for sexual exchange with Bradley Barton, a white man who worked as a trucker. In 2015, Barton was tried for the murder of Cindy Gladue. With more than 1,200 missing and murdered Indigenous women, there is compelling reason to focus on the violence Barton inflicted on Gladue, understanding it as a part of a history of the sexual brutalization and attempted annihilation of Indigenous women. To show that Gladue’s death and the trial of Barton for her murder are part of a history of colonial terror, it is necessary to unpack the framework utilized by the court, a framework that revolved around the ideas of consent and contract. I propose that we utilize a framework of disposability instead, focusing on the Indigenous woman’s expendibility in settler colonialism. Sexualized violence is key to disposability, and flesh is the site at which racial and sexual power are both inscribed. I emphasize the excessive violence that is meted out to Indigenous women as evidence of colonial power imprinted on their bodies.

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Additional Information

ISSN
1911-0235
Print ISSN
0832-8781
Pages
pp. 285-307
Launched on MUSE
2016-08-27
Open Access
No
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