Abstract

Cet article propose une critique de la pertinence de la notion d’État fiscal-militaire, en se penchant plus particulièrement sur le cas exemplaire de la Grande-Bretagne qui consacra une part significativement moindre des revenus du gouvernement au domaine militaire que tout autre État européen. En outre, il met en lumière d’autres sources de dépenses civiles importantes, notamment l’investissement massif de l’État britannique dans le développement colonial, dont les travaux existants ne tiennent pas compte, de même que l’historiographie fiscale ignore de larges pans de l’activité étatique. Finalement, nous défendons la thèse que l’État britannique – ainsi que d’autres États modernes, de manière très probable – n’a pas été forgé par les guerres. La guerre n’a pas fait l’État britannique, et c’est pour cette raison qu’il fut peu enclin à s’engager dans des conflits armés.

Abstract

This article argues that the term “fiscal-military state” is a misnomer, particularly when applied to one of the paradigmatic cases of early modern state formation, Britain. Britain devoted a significantly smaller proportion of government revenues to military expenses than any other European state. Moreover, its overall expenditure included important nonmilitary elements and massive investment in colonial development, a fact that standard historiographical accounts fail to take into consideration. The existing fiscal historiography also ignores large swathes of other types of state activity. Finally, the article argues that the British state—and quite probably other early modern states—was not forged in warfare. If war did not make the British state, this would explain why the British state was less narrowly focused on making war.

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Additional Information

ISSN
1953-8146
Print ISSN
0395-2649
Pages
pp. 7-35
Launched on MUSE
2016-06-10
Open Access
No
Archive Status
Archived
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