Abstract

Au-delà de la définition légale de l’aliénation criminelle, le verdict de « non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux » (NRCTM) est une construction sociale. Cette étude explore les différences entre les individus utilisant la défense d’aliénation mentale qui sont trouvés NRCTM et ceux qui utilisent cette défense, mais qui sont déclarés coupables. Les dossiers d’individus dont la responsabilité criminelle a été évaluée sur une période de deux ans alors qu’ils étaient en unité de détention provisoire à un hôpital psychiatrique judiciaire ont été examinés. Environ un quart (N = 36) de ces individus ont été trouvés NRCTM et les 102 autres individus ont été déclarés coupables. L’étude examine les différences entre ces deux groupes sous diverses perspectives comme les caractéristiques démographiques, les caractéristiques de l’infraction, les caractéristiques de la victime, l’historique criminel et psychiatrique ainsi que l’opinion du psychiatre. Les résultats indiquent que les facteurs les plus saillants différenciant les deux groupes sont des facteurs liés à l’opinion du psychiatre (ex. : diagnostic d’un trouble psychotique ou les recommandations faites par les psychiatres dans leurs rapports au tribunal). L’article se termine avec une discussion de l’impact de l’opinion du psychiatre sur la détermination d’aliénation criminelle et l’apparente influence croissante de la médecine légale sur les systèmes légal et de santé mentale.

Abstract

Beyond the legal definition of criminal insanity, the verdict of “not criminally responsible on account of mental disorder” (NCRMD) is a social construction. This study explores the differences between individuals who raise the mental disorder defence and are found NCRMD and those who raise this defence and are found guilty. Files of individuals assessed for criminal responsibility over a two-year period on a remand unit at a forensic psychiatric hospital were examined. Approximately one quarter (N = 36) of these individuals were found NCRMD, and the remaining 102 individuals were found guilty. The study examines differences between these groups along various dimensions such as demographic characteristics, offence characteristics, victim characteristics, criminal and psychiatric history, and psychiatric opinion. The results indicate that the most salient factors that distinguish between the two groups are factors related to psychiatric opinion (e.g., diagnosis of a psychotic disorder or recommendations psychiatrists make in reports to the court). The article concludes with a discussion of the impact of psychiatric opinion on the determination of criminal insanity and the apparent forensication of legal and mental health systems.

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Additional Information

ISSN
1911-0219
Print ISSN
1707-7753
Pages
pp. 161-193
Launched on MUSE
2016-05-08
Open Access
No
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