Abstract

This article examines the social origins of the campaigns for human rights in Ontario, focusing on the period from the Second World War to the early 1950s. A wide variety of organizations eventually supported the human rights activists’ struggles for legislation that would outlaw discrimination on the basis of race,’ religion, ancestry, and national origin in employment, the provision of services and housing, and the sale of property. Yet Eurocentric and racist attitudes often continued to influence even the views of those Anglo-Canadian individuals and groups who joined these campaigns. To reveal the forms and extent of prejudice and discrimination in Canada and to mobilize interested groups to fight for legal safeguards for human rights, the intervention of minority groups was necessary.

Although many non-Anglo-Protestant groups suffered from discrimination in Canada, not all were involved in the fight to eliminate it. In Ontario the most active groups were Japanese Canadians, African Canadians, and especially Jews, who drummed up support not only from a broad range of community groups but also from key elements in the labour movement. The activists in these campaigns drew from the experiences of American human rights struggles, while taking care to adapt their strategies to distinctively Canadian conditions. This article emphasizes the ways in which the human rights activists helped reform ideas about the nature of Canadian society and assisted in making its institutions more responsive to, and reflective of, the diversity of Canada’s people.

Abstract

Cet article se penche sur les origines sociales des campagnes pour les droits de la personne menées en Ontario, en particulier durant la période allant de la Deuxième Guerre mondiale au début des années 50. De multiples organismes en vinrent à appuyer la lutte des défenseurs des droits de la personne pour établir des lois interdisant la discrimination fondée sur la « race », la religion, les antécédents familiaux et la nationalité ďorigine, en ce qui concernait ľemploi, ľoffre de services et de logements ainsi que la vente de propriétés. Néanmoins, des attitudes eurocentristes et racistes continuèrent souvent à influencer jusqu’aux opinions de ces mêmes individus et groupes anglo-canadiens qui se joignaient aux campagnes. Il fallut ľintervention de groupes minoritaires pour révéler la forme et la portée des préjugés et de la discrimination qui avaient cours au Canada, ainsi que pour mobiliser des groupes intéressés à lutter pour établir des lois qui protégeraient les droits de la personne.

Même si bien des groupes non anglo-protestants souffraient de discrimination au Canada, ils ne participaient pas tous à la lutte pour ľéliminer. En Ontario, les groupes les plus actifs étaient les Canadiens japonais, les Afro-Canadiens et surtout les Juifs, qui recueillirent le soutien non seulement ďun large éventail de groupes communautaires mais aussi ďéléments clés du mouvement ouvrier en particulier. Les activistes participant à ces campagnes s’inspiraient de ľexpérience de la lutte américaine pour les droits de la personne tout en prenant soin ďadapter leurs stratégies aux conditions spécifiquement canadiennes. Le présent article souligne les diverses façons dont les défenseurs des droits de la personne contribuèrent à la refonte des idées sur la nature de la société canadienne et aidèrent à rendre les institutions plus aptes à réagir à la diversité du peuple canadien et à mieux la refléter.

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Additional Information

ISSN
1710-1093
Print ISSN
0008-3755
Pages
pp. 1-35
Launched on MUSE
2016-04-06
Open Access
No
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