Abstract

The article explores the ethical and political relationship between Jonathan Safran Foer’s Extremely Loud and Incredibly Close and the photographs of those who fell (or leapt) from the World Trade Center on 11 September 2001. Drawing on Judith Butler’s theorization of the ethics of vulnerability, the article briefly outlines ongoing debates around the photography of atrocity in order to suggest that rather than reaffirm tropes of American exceptionalism and victory culture in the wake of the 9/11 attacks, Foer’s novel and its engagement with the falling body may prompt readers to consider ethical recognition and responsibility to others.

Cet article explore la relation éthique et politique entre le roman Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer et les photographies des personnes qui sont tombées (ou se sont jetées) du World Trade Center, le 11 septembre 2001. S’inspirant de l’éthique de la vulnérabilité telle qu’elle est théorisée par Judith Butler, l’article évoque brièvement le débat récurrent sur la photographie de l’atroce pour suggérer que le roman de Foer, dans son rapport étroit au corps qui chute, ne renforcerait pas nécessairement, dans le sillage des attentats du 11 septembre, les lieux communs sur l’exceptionnalisme étatsunien et la culture de la victoire, mais inciterait plutôt les lecteurs à réfléchir à une éthique de la reconnaissance et à la responsabilité envers autrui.

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Additional Information

ISSN
1710-114X
Print ISSN
0007-7720
Pages
pp. 174-194
Launched on MUSE
2015-08-13
Open Access
No
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