Abstract

La théorie de l’action situationnelle (TAS) est une théorie récente de l’action dans le domaine de la criminologie, laquelle intègre et synthétise des explications individuelles et écologiques existantes. La TAS veut que la tendance d’une personne à avoir un comportement criminel (moralité et maîtrise de soi) et son exposition à des environnements criminogènes (des pairs qui enfreignent la loi et du temps passé dans des activités sans surveillance et non structurées) interagissent pour déterminer si un crime sera commis. Dans cet article, les suppositions clefs de la TAS sont testées à l’aide de modèles transversaux et avec retard élaborés à partir de données obtenues d’un panel d’adolescents à La Haye (Les Pays-Bas) interviewés deux fois. En général, les résultats appuient la TAS, y compris l’interaction circonstancielle entre la moralité et la maîtrise de soi. Par contre, les résultats ont aussi soulevé des questions. Par exemple, nous n’avons pas trouvé d’effets retardés de la moralité sur des infractions futures et nous n’avons trouvé que quelques effets d’interaction importants sur l’infraction entre les deux variables liées aux pairs ainsi que la moralité et la maîtrise de soi. En général, la TAS voulant que les adolescents dont le taux de moralité ou de maîtrise de soi est bas soient plus vulnérables aux influences (situationnelles) des pairs n’était pas fermement appuyée. Cet article se conclut par une discussion sur la manière dont des variables supplémentaires liées aux pairs pourraient être ajoutées à la TAS.

Abstract

Situational Action Theory (SAT) is a recently developed general action theory of crime that integrates and synthesizes existing individual and ecological explanations. SAT explicitly states that the individual’s propensity for criminal behaviour (morality and self-control) and exposure to criminogenic settings (rule breaking peers and time spent in unsupervised, unstructured activities) interact to determine whether a crime is committed. In the present article, core assumptions of SAT are tested by estimating cross-sectional and lagged models on two-wave panel data from adolescents in The Hague (The Netherlands). Generally, the findings support SAT, including the situational interaction between morality and self-control. However, the findings also raise questions about SAT. In particular, we did not find lagged effects of morality on later offending, and we found only a few significant interaction effects on offending between the two peer variables and morality and self-control. Generally, there was not much support for the SAT theory that adolescents with low morality or low self-control are more vulnerable to (situational) peer influences. The article concludes with a discussion of how additional situational peer variables may be included in SAT.

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Additional Information

ISSN
1911-0219
Print ISSN
1707-7753
Pages
pp. 363-398
Launched on MUSE
2015-07-19
Open Access
No
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