Abstract

De nombreux organismes de justice pénale, notamment le Service correctionnel du Canada (SCC), donnent accès aux chercheurs à partir de leurs propres services de recherche. Dans le cadre d’une recherche sur l’élaboration de programmes et de politiques en lien à la toxicomanie en prison, j’ai tenté en vain d’interviewer des employés du SCC. Par conséquent, j’ai transformé mon expérience en étude de cas, où ma correspondance avec le SCC est traitée comme source unique de données. Bien que d’autres études de cas portant sur un refus d’accès aient déjà fait partie de la recherche sur les prisons, j’ai choisi d’appliquer une nouvelle perspective, c’est-à-dire la gestion des risques liés à la réputation, afind’étendre la boîte à outils conceptuelle dont les chercheurs futurs peuvent se servir. J’ai aussi utilisé des données tirées d’entrevues effectuées avec un échantillon de 16 participants – d’anciens agents principaux d’administration du SCC, d’anciens employés de première ligne du SCC et des intervenants externes – pour compléter mon analyse. L’étude de cas et les entrevues dévoilent de nouvelles connaissances en matière d’obstacles à l’accès, de censure et du caractère insulaire de la recherche du SCC. Ces restrictions peuvent entraîner des conséquences défavorables, notamment la (re)production de connaissances limitées concernant le service correctionnel et la réduction de solutions novatrices. J’encourage donc les chercheurs à raffiner encore plus l’application du risque lié à la réputation au contexte de justice pénale et de faire preuve de persistance quand vient le temps d’accéder aux organismes de service correctionnel.

Abstract

Many criminal justice organizations, including the Correctional Service of Canada (CSC), grant research access through their own research branches. I attempted to interview CSC employees for research about programming and policy in relation to in-prison substance abuse, but access was denied. I have turned my experience into a case study, where I treat my correspondence with CSC as a unique source of data. Although access-denied case studies have appeared in the literature on conducting prison research, I apply a novel lens, reputational risk management, to expand the conceptual toolkit for future researchers. I also use interview data from a sample of 16 participants – former CSC senior administrative officials, former CSC front line staff, and external stakeholders – to supplement my analysis. The case study and interviews reveal new insights regarding access barriers, censorship, and the insular character of CSC research. These restrictions can lead to adverse consequences such as the (re)production of limited knowledge about corrections and the curtailment of innovative solutions to problems. I thus encourage researchers to further refine the application of reputational risk to criminal justice settings and to be persistent in their efforts to access correctional organizations.

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Additional Information

ISSN
1911-0219
Print ISSN
1707-7753
Pages
pp. 330-362
Launched on MUSE
2015-07-19
Open Access
No
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