Abstract

This article investigates how ethnic boundaries operate at the level of everyday practice in post-genocide Rwanda. Using situational analysis of two ethnographic accounts, I argue that Rwandans experience ethnicity as both descent-based (fixed) and social-relational (flexible), the convergence of which finds expression in everyday forms of moral agency. An account of the historical emergence of Tutsi and Hutu ethnic stereotypes develops the idea that, in everyday life, there is no single criterion that Rwandans can use to conclusively resolve how they belong ethnically. Thus, the question of how and when ethnicity matters in the post-genocide period remains uncomfortably open.

Cet article examine la façon dont les frontières ethniques opèrent au niveau de la pratique quotidienne dans le Rwanda de l’après-génocide. En utilisant l’analyse situationnelle de deux enquêtes ethnographiques, je soutiens que les Rwandais vivent l’expérience ethnique à la fois comme étant fixée par la descendance et comme s’appuyant sur une relation sociale souple. Cette convergence s’exprime dans les formes quotidiennes de l’action morale. Une étude au sujet de l’émergence historique des stéréotypes ethniques des Hutus et des Tutsis révèle que, dans la vie quotidienne, il n’y a pas de critère unique que les Rwandais peuvent utiliser, de manière concluante, pour savoir quelle est leur appartenance respective. À l’heure actuelle, la question consistant à savoir comment et quand l’ethnicité importe, durant la période de l’après-génocide, demeure malheureusement irrésolue.

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Additional Information

ISSN
2292-3586
Print ISSN
0003-5459
Pages
pp. 93-104
Launched on MUSE
2015-05-09
Open Access
No
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