Abstract

L’argument de la menace des minorités veut que la taille des populations minoritaires soit positivement corrélée aux taux de contrôle social structuré. De récentes études effectuées dans d’autres pays ont démontré un lien évident et constant entre la taille des populations subordonnées, le nombre de policiers et le montant des dépenses liées aux services de police. Cette étude examine les liens entre six indicateurs de populations minoritaires, le ratio de policiers par rapport aux résidents et les dépenses liées aux services de police par habitant, et ce, dans les plus grandes villes canadiennes. Contrairement aux résultats récents d’études américaines, allemandes et espagnoles, les indicateurs de l’hétérogénéité des populations n’étaient pas associés significativement aux effectifs policiers ou aux dépenses. Par contre, les taux de crimes violents rapportés à la police et la densité de la population étaient fortement associés aux effectifs policiers. Les effectifs policiers étaient aussi positivement corrélés aux villes qui possédaient des services de police municipaux, aux plus hauts taux de chômage et au taux d’électeurs conservateurs au cours d’élections provinciales. L’impact sur le développement de théories en matière de contrôle social structuré est examiné.

Abstract

The minority threat proposition posits that the size of minority populations is positively associated with levels of formal social control. Recent research in other nations has shown a clear and consistent relationship between the size of subordinate populations and the number of police as well as increased law enforcement spending. This study examined the relationships, in Canada’s largest cities, between six indicators of minority populations and both the ratio of police officers to residents and per capita policing expenditures. Inconsistent with the results of recent US, German, and Spanish studies, indicators of population heterogeneity were not significantly associated with police strength or spending. Levels of police-reported violent crime and population density, however, were strongly associated with both measures of police strength. Police strength was also positively associated with cities that had municipal police services, higher unemployment rates, and the percentage of conservative voters in provincial elections. Implications for the development of theories of formal social control are discussed.

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Additional Information

ISSN
1911-0219
Print ISSN
1707-7753
Pages
pp. 215-252
Launched on MUSE
2015-04-11
Open Access
No
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